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Mathias Vanden Borre critique la déclaration de politique générale de la VGC : « Pas de chiffres, pas de choix, pas de vision »
La nouvelle déclaration de politique générale de la Commission Communautaire Qualifie tout ce qui a trait aux rapports entres les régions et les communautés. Ces rapports sont réglés par une législation linguistique détaillée datant de 1966 et les six réformes de l’État, de 1970 à ce jour. Il n’est toutefois pas uniquement question de conflits de nature culturelle et linguistique mais également de visions diamétralement opposées concernant la politique socio-économique, la migration, la justice, etc. Un déficit démocratique s’est créé avec deux opinions publiques scindées. communautaire flamande (VGC) manque de choix clairs, de chiffres concrets et d’une véritable vision des liens avec la Flandre. C’est ce que dénonce Mathias Vanden Borre, chef de groupe N-VA. « Cette déclaration n’a rien de nouveau : on nous ressert du réchauffé. Le Collège multiplie une fois encore les annonces, sans dire aux Bruxellois combien tout cela va coûter. Pas de chiffres, pas de choix clairs et encore moins de vision. »
Les liens avec la Flandre
Mathias Vanden Borre pointe en particulier l’attitude adoptée à l’égard de la Flandre. Il juge notamment frappant que la déclaration ne précise pas comment la VGC entend contribuer au plan global pour le néerlandais de Cieltje Van Achter, ministre flamande chargée de Bruxelles. Il n’y trouve pas davantage de référence à la fête du 11 juillet ni aux festivités qui rassemblent la communauté flamande à Bruxelles.
« Ce n’est pas un simple oubli, c’est un signal politique », estime Mathias Vanden Borre. « On a de plus en plus l’impression qu’il ne faudrait surtout pas dire tout haut la valeur ajoutée que la Flandre apporte à Bruxelles. Ce Collège semble préférer prendre ses distances avec la Flandre plutôt que de coopérer avec elle. »
« Apparemment, le néerlandais s’arrête dès que la cloche de l’école sonne »
La politique linguistique est elle aussi insuffisante aux yeux de Mathias Vanden Borre. S’il constate que la maîtrise du néerlandais dans l’enseignement retient l’attention, il ne retrouve pas la même ambition dans l’accueil extrascolaire.
« On a enfin compris qu’il fallait investir dans la maîtrise du néerlandais de nos jeunes Bruxellois. Mais la déclaration de politique générale ne dit rien sur la poursuite du renforcement du néerlandais dans l’accueil extrascolaire. C’est hallucinant. Apparemment, le néerlandais s’arrête dès que la cloche de l’école sonne. »
Cibler les moyens là où ils sont nécessaires
Mathias Vanden Borre déplore également l’absence de chiffres concrets permettant d’évaluer la politique menée. « Combien de places supplémentaires ont été créées ? Quelle est l’ampleur de la pénurie d’enseignants ? Combien d’enfants sont sur liste d’attente ? Quel budget est consacré au renforcement linguistique ? Et quelle part des projets annoncés est réellement financée ? Les Bruxellois ont droit à des chiffres, pas à du marketing politique », affirme Mathias Vanden Borre.
Enfin, selon Mathias Vanden Borre, le Collège de la VGC doit définir plus clairement les priorités auxquelles il entend consacrer ses ressources humaines et financières. À ses yeux, chaque problème de société ne nécessite pas forcément un nouveau projet ou une nouvelle subvention.
« La mission première de la VGC est claire : renforcer le néerlandais, garantir des services en néerlandais, soutenir l’enseignement et l’accueil, et renforcer la présence flamande à Bruxelles. C’est à ces priorités que doivent avant tout être consacrés les moyens et l’attention de la VGC », conclut Mathias Vanden Borre.