Cieltje Van Achter critique l’accord de gouvernement bruxellois : « Vivaldi is back »

13 février 2026

Plus de 600 jours après les élections, sept partis sont finalement parvenus à un accord pour former un nouveau gouvernement bruxellois : le MR, le PS, Les Engagés, Groen, Vooruit, Anders et le CD&V. Sans la N-VA donc, pourtant troisième force politique du côté néerlandophone. « Bruxelles aura donc droit à un gouvernement Vivaldi », soupire la ministre flamande en charge de Bruxelles, Cieltje Van Achter. « Et c’est le PS qui dicte la coalition flamande. Finalement, Anders n’a pas tellement changé. »

Des postes plutôt que des priorités

Alors que le budget bruxellois vire au rouge foncé et que les défis s’accumulent en matière de mobilité, de propreté, de logement et de sécurité, le chantier est immense dans la capitale. La N-VA redoute toutefois que les négociations aient davantage porté sur la répartition des postes que sur le fond.

« D’abord plus de 600 jours de blocage orchestré par le PS. Ensuite, on écarte la N-VA et on ficelle à la hâte un accord de gouvernement. Le contenu ? Secondaire. L’essentiel, c’est d’avoir un accord », lance Cieltje Van Achter.

Le député bruxellois Mathias Vanden Borre enfonce le clou : « Au final, le PS ne peut que sortir gagnant puisque les autres cèdent : Anders, Groen, Vooruit et le CD&V privilégient les postes. Boucler un accord de gouvernement en trois jours ? Il faut croire qu’on a affaire à des génies politiques. »

Les droits des néerlandophones en question

Le chef de groupe bruxellois Gilles Verstraeten se dit surtout préoccupé par les droits des néerlandophones à Bruxelles et s’interroge sur la méthode de négociation. « Georges-Louis Bouchez s’est mis à table avec le PS et le MR, puis a placé les autres partenaires néerlandophones devant le fait accompli. Lorsque nous négociions en tant que majorité flamande, nous nous réunissions d’abord entre nous pour établir un agenda de réformes commun, en bloc néerlandophone uni. Cela n’a pas été le cas cette fois-ci, et cela n’augure rien de bon. »

« Ce qui m’intéresse surtout, c’est l’opération d’assainissement »

En marge du sommet européen d’Alden Biesen, le Premier ministre Bart De Wever a également réagi à la formation du nouveau gouvernement bruxellois. « J’ai vu passer les informations à ce sujet. Je veux surtout examiner le contenu de l’accord. »

« Ce qui m’intéresse avant tout, c’est l’opération d’assainissement budgétaire, car les finances bruxelloises ont totalement dérapé. C’est là-dessus que je serai particulièrement attentif : y aura-t-il un redressement crédible ou non ? Je dois dire que je reste assez sceptique », conclut le Premier ministre Bart De Wever.

Qu’avez-vous pensé de cet article?

Indiquez ici votre score personnel
Le score moyen est de