Kris Van Dijck : « L’accord commercial avec les États-Unis apporte de la sécurité aux entreprises et aux travailleurs »

20 mai 2026
Kris Van Dijck

L’Union européenne est parvenue à un accord sur la mise en œuvre de l’accord commercial conclu avec les États-Unis. Cet accord, officiellement ratifié l’été dernier, prévoit un droit de douane général de 15 % sur les produits européens. En parallèle, une série de produits industriels et agricoles américains bénéficieront d’un tarif nul à l’importation.

Selon le député européen Kris Van Dijck, qui était le négociateur en chef du groupe ECR durant les discussions, cet accord apporte avant tout la sécurité juridique dont les entreprises ont besoin. « Il s’agit d’une étape importante vers davantage de stabilité et de prévisibilité dans les relations commerciales transatlantiques. Les entreprises européennes ont besoin de clarté pour investir, innover et préserver l’emploi. »

Des partenaires économiques stratégiques

L’accord intervient dans un contexte marqué par l’incertitude économique et la montée des tensions géopolitiques. Ensemble, l’Union européenne et les États-Unis représentent près de 30 % du commerce mondial de biens et de services.

Pour Kris Van Dijck, cette coopération reste essentielle à l’économie européenne. « L’Union européenne et les États-Unis demeurent leurs principaux partenaires stratégiques et économiques respectifs. Dans un contexte de concurrence mondiale accrue et d’instabilité croissante, il est dans notre intérêt de réduire les frictions, de renforcer la coopération et d’éviter toute escalade inutile entre alliés. »

Le député plaide également pour une approche pragmatique de la politique commerciale. « La politique commerciale doit servir la force économique et la Compétitivité La mesure dans laquelle des entreprises implantées dans un pays peuvent faire concurrence aux mêmes entreprises dans un autre pays. Depuis 1996, il existe en Belgique une loi visant à surveiller la compétitivité. Elle dispose que les charges salariales ne peuvent pas évoluer plus rapidement que la moyenne de nos trois pays limitrophes. Le CCE (Conseil Central de l’économie) mesure chaque année si cet objectif est atteint. compétitivité de l’Europe, et non être dictée par des réflexes idéologiques. Un partenariat constructif et équilibré avec les États-Unis est indispensable pour notre industrie, nos emplois et notre prospérité à long terme. »

Des garanties prévues

Le texte prévoit également plusieurs mécanismes de protection. L’Union européenne pourra notamment suspendre l’accord si les États-Unis ne respectent pas les conditions convenues.

Une date d’expiration a par ailleurs été fixée : l’accord prendra fin en 2029. Cela permettra à l’Europe de renégocier avec une future administration américaine.

L’accord doit encore être approuvé par le Parlement européen et par le Conseil avant de pouvoir entrer officiellement en vigueur.

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