La N-VA vote contre une loi climatique européenne jugée irréaliste : « Voulons-nous finir avec un cimetière industriel ? »

10 février 2026

Le Parlement européen s’est prononcé aujourd’hui sur la révision de la loi climatique européenne. L’accord conclu avec les États membres fixe un nouvel objectif intermédiaire et contraignant : réduire les émissions de CO₂ de 90 % d’ici 2040. Inquiète quant à la faisabilité économique de cette trajectoire et à son impact sur la Compétitivité La mesure dans laquelle des entreprises implantées dans un pays peuvent faire concurrence aux mêmes entreprises dans un autre pays. Depuis 1996, il existe en Belgique une loi visant à surveiller la compétitivité. Elle dispose que les charges salariales ne peuvent pas évoluer plus rapidement que la moyenne de nos trois pays limitrophes. Le CCE (Conseil Central de l’économie) mesure chaque année si cet objectif est atteint. compétitivité industrielle, la délégation N-VA a voté contre ces objectifs qu’elle juge extrêmement lourds de conséquences.

« Il est tout simplement irresponsable d’imposer une pression supplémentaire à notre industrie et à nos entreprises, à la veille même d’un sommet européen censé redresser la compétitivité malmenée de l’UE », déclare Johan Van Overtveldt, chef de délégation de la N-VA au Parlement européen.

Un cimetière industriel

La N-VA soutient l’ambition d’atteindre la neutralité climatique d’ici 2050, mais souligne que les technologies disponibles et le contexte actuel d’investissement ne permettent pas d’atteindre une réduction de 90 % des émissions dès 2040.

« Les emplois disparaissent, les entreprises délocalisent. Est-ce vraiment ainsi que nous voulons atteindre nos objectifs ? Pour finalement nous retrouver avec un véritable cimetière industriel ? », s’interroge l’eurodéputé Kris Van Dijck, membre de la commission de l’Industrie. « La priorité doit désormais aller à la productivité, à la compétitivité et à l’innovation. »

Une trajectoire climatique réaliste

La N-VA plaide dès lors pour une trajectoire climatique réaliste, qui accélère l’innovation et le déploiement technologique, protège la compétitivité, maintienne les emplois et la production stratégique en Europe, et n’asphyxie pas financièrement les ménages et les entreprises.

« L’industrie flamande investit depuis des années massivement dans une production propre et tournée vers l’avenir, tout en devant affronter une concurrence mondiale qui n’est pas soumise aux mêmes normes climatiques. L’Union européenne ne représente qu’environ 6 % des émissions mondiales. Nous sommes littéralement en train de nous exclure du marché », concluent les parlementaires.

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