La N-VA démolit le budget de la Cocom : « Aucune vision, aucun plan, aucune transparence »

12 mai 2026
Gilles Verstraeten

Le Collège réuni présente aujourd’hui le budget de la Commission Communautaire Qualifie tout ce qui a trait aux rapports entres les régions et les communautés. Ces rapports sont réglés par une législation linguistique détaillée datant de 1966 et les six réformes de l’État, de 1970 à ce jour. Il n’est toutefois pas uniquement question de conflits de nature culturelle et linguistique mais également de visions diamétralement opposées concernant la politique socio-économique, la migration, la justice, etc. Un déficit démocratique s’est créé avec deux opinions publiques scindées. communautaire commune (Cocom), avec un déficit de 35 millions d’euros prévu pour 2026 et un retour annoncé à l’équilibre budgétaire d’ici 2029. Pour le chef de groupe bruxellois Gilles Verstraeten, il s’agit toutefois d’un budget fondé sur des illusions, sans transparence, sans véritable plan financier et sans réformes crédibles. « En somme, beaucoup de vent. »

« À la lecture de ce budget, on constate rapidement que les chiffres reposent davantage sur l’espoir que sur une politique sérieuse », déclare Gilles Verstraeten. « Le déficit annoncé de 35 millions d’euros n’est atteint qu’en intégrant près de 65 millions d’euros de soi-disant “sous-utilisations”, c’est-à-dire des dépenses que l’on espère simplement ne pas devoir engager. En réalité, la Cocom se dirige vers un déficit proche des 100 millions d’euros. »

Un contrôle démocratique rendu impossible

Selon Gilles Verstraeten, tout contrôle démocratique sérieux est une nouvelle fois rendu impossible. « Année après année, le Collège réuni refuse de transmettre des documents essentiels, notamment les comptes consolidés de la Cocom. La Cour des comptes ne dispose donc pas des informations nécessaires pour analyser correctement le budget ou certifier les comptes. C’est hallucinant et totalement opaque. »

La N-VA souligne également que deux des trois organismes administratifs autonomes relevant de la Cocom — New Samusocial et Bruss’Help — n’ont plus établi de comptes depuis 2022. « La Cour des comptes est extrêmement sévère à ce sujet et indique clairement que cela résulte de l’absence d’une comptabilité budgétaire. Malgré cela, New Samusocial reçoit cette année encore 30 millions d’euros supplémentaires. Il est incompréhensible que des institutions qui ne déposent plus de comptes corrects depuis des années continuent à recevoir des millions supplémentaires sans conditions sérieuses. Cela montre surtout à quel point la mauvaise gestion financière est désormais enracinée au sein de la Cocom », poursuit Gilles Verstraeten.

« Une coquille vide sur le fond »

Selon Gilles Verstraeten, la note de politique générale brille également par son manque de substance. « Des objectifs sans échéances, sans résultats concrets et souvent même sans indicateurs de suivi. Il est révélateur que la note sur le genre soit deux fois et demie plus longue et, elle, détaillée de manière approfondie. »

Le trajet annoncé vers un retour à l’équilibre budgétaire en 2029 est, selon lui, totalement irréaliste. « Aucune mesure concrète n’est sur la table, aucun plan financier n’existe et aucune précision n’est donnée sur la manière dont les investissements annoncés seront financés. On commence par lancer des chiffres ambitieux, puis on charge un groupe de travail de trouver plus tard comment les atteindre. C’est le monde à l’envers. »

« Un budget est censé refléter un plan d’action clair apportant des réponses sérieuses aux grands défis auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui », conclut Gilles Verstraeten. « Or, ce qui est présenté aujourd’hui n’est qu’un document rempli d’hypothèses, de crédits déplacés et de communication politique. Ce gouvernement n’a ni vision ni plan pour la Cocom, pas plus que pour ses compétences régionales. »

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