Vous êtes ici
La N-VA présente son plan logement « Un toit pour Bruxelles »
La politique du logement à Bruxelles est totalement dans l’impasse. À l’heure actuelle, le temps d’attente pour obtenir un logement social peut atteindre 18 (!) ans. C’est pourquoi la N-VA lance le plan Un toit pour Bruxelles, avec des propositions concrètes tant pour le logement social que pour le marché locatif privé. « Les chiffres le montrent noir sur blanc : cette politique est un échec », déclare le député bruxellois Mathias Vanden Borre. « C’est l’héritage de décennies de politique clientéliste. »
Les chiffres sont accablants. En 2020, la secrétaire d’État au Logement de l’époque, Nawal Ben Hamou (PS), promettait via son Plan d’urgence pour le logement une solution pour 15 000 familles. Quatre ans plus tard, cette promesse s’est révélée vide. Depuis 2020, seuls 1 626 logements sociaux ont été construits, alors que la liste d’attente a explosé, passant de 2018 à 2024 à 60 419 familles, soit une augmentation de près d’un tiers.
Délai d’attente de 18 (!) ans
« Le temps d’attente a totalement dérapé », affirme Vanden Borre. « En 2020, il fallait attendre en moyenne 7 ans. En 2023, c’était déjà 12 ans. Et aujourd’hui, on parle d’un délai de 18 ans. Ce n’est pas un hasard, mais le résultat de 35 ans de gestion socialiste à Bruxelles. »
Dans le même temps, les finances publiques se sont également détériorées. Le taux d’endettement de la Région bruxelloise a grimpé à 254 %. Pour Vanden Borre, la politique du logement y joue un rôle central : « Pendant des années, on a signé des chèques en blanc pour la construction de logements sociaux, sans prévoir les crédits d’engagement nécessaires. Les recettes n’ont pas suivi, et aujourd’hui la Société du Logement de la Région de Bruxelles-Capitale (SLRB) ainsi que les sociétés immobilières publiques (SISP) font face à des problèmes structurels et financiers. »
Une seule société de logement social
La N-VA plaide dès lors pour la création d’une société régionale unique et performante pour le logement social, un financement réaliste et transparent, ainsi qu’une réforme des loyers sociaux afin de rendre le secteur à nouveau financièrement viable. Vanden Borre propose également de réduire activement la liste d’attente, non seulement en augmentant l’offre, mais aussi via des plafonds de revenus adaptés, une meilleure mobilité au sein du parc social, et une lutte rigoureuse contre la fraude sociale.
« Le logement social doit redevenir un tremplin, lié à l’activation et à une connaissance de base du néerlandais ou du français, dans un souci de cohésion, de sécurité et d’intégration », ajoute-t-il.
Le marché locatif privé sous pression
Pour augmenter l’offre sur le marché privé et faire baisser la pression sur les loyers, Vanden Borre estime essentiel de rétablir la confiance entre locataires et propriétaires.
« La N-VA veut mettre fin à une réglementation déstabilisante qui freine les investissements, relancer la création de logements et la rénovation, et en même temps lutter fermement contre les logements inoccupés, les occupations illégales et les marchands de sommeil. »
« Ceux qui se retrouvent aujourd’hui coincés sur une liste d’attente ou confrontés à des loyers exorbitants ont droit à une politique du logement qui fonctionne », conclut Vanden Borre.
« Avec la motion que la N-VA a déposée au Parlement bruxellois et ce plan concret, nous montrons qu’une autre politique est possible. »