La N-VA plaide également pour un certificat amiante obligatoire à Bruxelles

15 octobre 2026

Les Bruxellois ignorent bien souvent si leur logement contient de l’amiante. Pourtant, l’exposition à ce matériau peut entraîner de graves problèmes de santé, notamment le cancer du poumon. À l’occasion de la Journée de lutte contre le cancer, le député bruxellois Mathias Vanden Borre (N-VA) plaide pour l’instauration d’un certificat amiante obligatoire lors de la vente de bâtiments anciens.

L’amiante est encore présent dans de nombreux bâtiments bruxellois. Selon une étude de 2017, entre 80 et 90 % des bâtiments de la Région de Bruxelles-Capitale en contiendraient. Il ne s’agit pas uniquement de logements, mais aussi d’écoles, de crèches et d’hôpitaux. Pourtant, il n’existe toujours pas de vue d’ensemble précise des endroits où se trouve ce matériau.

« C’est extrêmement préoccupant », déclare Mathias Vanden Borre. « L’amiante n’est pas un problème du passé. Les conséquences d’une exposition ne se manifestent souvent que plusieurs décennies plus tard. De plus, l’amiante ancien et dégradé peut devenir encore plus dangereux. Nous devons identifier les risques pour mieux protéger les Bruxellois. »

Associer un registre au certificat amiante

Jeudi, Mathias Vanden Borre a interpellé la secrétaire d’État Ans Persoons (Vooruit) en commission de l’Environnement du Parlement bruxellois. Celle-ci a annoncé son intention de revoir la réglementation bruxelloise relative à l’amiante et de mettre en ligne un registre d’ici la fin de l’année.

La N-VA salue ces initiatives, mais les juge insuffisantes. Selon Mathias Vanden Borre, un registre n’aura que peu d’utilité tant qu’aucune Obligation Une obligation est un prêt accordé à une entreprise ou à une autorité qui est remboursé avec un intérêt. Contrairement aux actions, la plupart des obligations ont une durée et un intérêt fixes. Cet intérêt est généralement payé annuellement. De ce fait, les obligations impliquent en règle générale un risque moindre que les actions. obligation ne permettra de rechercher systématiquement la présence d’amiante. Il préconise donc de rendre le certificat amiante obligatoire lors de la vente de bâtiments construits avant 2001. La Flandre a déjà instauré cette obligation en 2022. La Wallonie travaille également à un renforcement de sa réglementation.

« Un registre ne suffit pas à lui seul. La vraie question est de savoir comment garantir que la présence d’amiante soit effectivement recensée », souligne Mathias Vanden Borre. « Un certificat obligatoire lors de la vente permettrait aux acheteurs de mieux connaître les risques et nous aiderait à dresser progressivement un inventaire plus précis de la présence d’amiante à Bruxelles. »

Une résolution au Parlement bruxellois

Mathias Vanden Borre annonce qu’il déposera une proposition de résolution visant à encourager le gouvernement bruxellois à adopter une approche structurelle, sur le modèle flamand. Il souhaite également accorder davantage d’attention aux victimes de la pollution à l’amiante ainsi qu’à la responsabilité historique des entreprises qui ont produit ce matériau.

« En cette Journée de lutte contre le cancer, nous devons non seulement penser aux victimes de l’amiante, mais aussi aux risques qui subsistent aujourd’hui », conclut Mathias Vanden Borre. « La santé des Bruxellois est bien trop importante pour que nous laissions ce problème sans réponse. »

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