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La grève concerne surtout le personnel ferroviaire wallon
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La grève « nationale » de lundi dernier a une nouvelle fois illustré la fracture Communautaire Qualifie tout ce qui a trait aux rapports entres les régions et les communautés. Ces rapports sont réglés par une législation linguistique détaillée datant de 1966 et les six réformes de l’État, de 1970 à ce jour. Il n’est toutefois pas uniquement question de conflits de nature culturelle et linguistique mais également de visions diamétralement opposées concernant la politique socio-économique, la migration, la justice, etc. Un déficit démocratique s’est créé avec deux opinions publiques scindées. communautaire qui règne dans ce pays. Le nombre de non-grévistes permettant d’assurer les fonctions essentielles à la SNCB était bien plus bas en Wallonie qu’en Flandre. 55 % du personnel ferroviaire wallon a travaillé, contre 73 % du personnel flamand. « Tout est communautaire, même les grèves des cheminots », constate le député fédéral Tomas Roggeman.
Le lundi 29 mars, les syndicats ont organisé une grève nationale pour une revalorisation salariale après l’échec de la concertation salariale bisannuelle entre les organisations des employeurs et les syndicats. Les syndicats ferroviaires ont également appelé à la grève. Les syndicats exigent que les travailleurs puissent bénéficier des dividendes versés, ce qui n’est pas le cas du personnel de l’entreprise ferroviaire. La SNCB a toutefois pu anticiper cette grève grâce à la procédure de « service minimum » en vigueur depuis quatre ans déjà et qui impose aux travailleurs de déclarer au préalable s’ils feront grève ou non.
73 % des Flamands travaillent, contre 55 % des Wallons
Si les répercussions furent donc limitées, l’impact s’est davantage fait ressentir en Wallonie. C’est une tradition, mais on peut désormais donner des chiffres précis : en Wallonie, un peu plus de la moitié du personnel essentiel a travaillé, contre près de trois quarts en Flandre. « Tout le monde sait que la disposition à travailler lors des grèves est plus élevée en Flandre qu’en Wallonie, mais cette différence est significative », conclut le député fédéral Roggeman.