Bruxelles : le projet de centre d’accueil pour migrants illégaux est un mauvais signal

31 décembre 2021

Le gouvernement bruxellois souhaite créer un centre d’accueil et d’orientation pour migrants illégaux à Haren d’ici la fin de l’année. Un signal totalement erroné, estiment les députés bruxellois N-VA Mathias Vanden Borre et Gilles Verstraeten, car cela créerait un effet d’aspiration. Bruxelles est devenue une plaque tournante internationale de la migration illégale, avec tous les problèmes qui en découlent.

« Les responsables politiques bruxellois, surtout à gauche, n’avaient de cesse d’accuser Theo Francken d’être à l’origine du chaos bruxellois. Aujourd’hui, tous ces partis siègent au gouvernement fédéral, il n’y a pas de crise de l’asile au niveau européen, et pourtant, le chaos n’a jamais été aussi grand. Les cris de détresse à la gare du Nord, les grèves de la faim favorisées par des marchands d’illusions, les mineurs qui dorment dans les rues... Où cela va-t-il donc s’arrêter ? Le modèle de migration illégale n’est pas souhaitable ni tenable. Les Bruxellois n’y sont absolument pas favorables », explique Mathias Vanden Borre, qui souligne également le problème grandissant pour la sécurité : « Ce que fait Rudi Vervoort, c’est dire aux trafiquants d’êtres humains : "déposez les transmigrants et venez les récupérer plus tard, nous protégeons votre business model." »

Le problème s’aggrave

Pour Gilles Verstraeten, cette décision n’est guère surprenante. « Le gouvernement bruxellois subventionne depuis plusieurs années un centre d’accueil pour transmigrants géré par des citoyens, la Porte d’Ulysse, qui se trouvait d’abord à Haren et a ensuite déménagé à Schaerbeek. Il peut accueillir plus de 300 personnes. Bruxelles a également payé pour l’accueil de 120 personnes dans des hôtels. Le problème, c’est qu’il ne s’agit là que de la partie visible de l’iceberg et que le problème ne cesse de s’aggraver », explique Verstraeten. En dehors de l’accueil « officiel » des transmigrants à Bruxelles, on retrouve en effet de plus en plus de personnes en séjour illégal dans le système d’accueil « traditionnel » des sans-abris.

50 à 70 % des sans-abris liés à la migration illégale

« Le nombre de sans-abris à Bruxelles a triplé depuis 2008 », explique Verstraeten. Une grande partie du problème s’explique selon lui par une politique migratoire désastreuse. Les personnes présentes illégalement sur le territoire peuvent en effet facilement s’adresser au Samusocial, par exemple. « Bruss’help a lui-même estimé lors d’un débat au parlement que 50 à 70 % du problème des sans-abris à Bruxelles était lié à l’illégalité et à la migration. »

La Région de Bruxelles-Capitale n’est par ailleurs pas compétente pour l’accueil des transmigrants. Vervoort et le gouvernement bruxellois agissent donc de manière déloyale vis-à-vis de la politique d’asile et de migration fédérale.

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