Vous êtes ici
Axel Ronse : « Travailler doit rapporter davantage en net »
À la suite du débat sur la vaste réforme de la TVA, le président du groupe N-VA à la Chambre, Axel Ronse, était l’invité de l’émission Terzake. Il y a défendu une idée claire : le travail doit payer davantage. « L’État est beaucoup trop gourmand et prélève une part excessive des salaires », a-t-il affirmé sans détour. C’est pourquoi la N-VA plaide pour un transfert de la charge fiscale du travail vers la consommation.
De l’impôt sur le travail à l’impôt sur la consommation
La N-VA vise une réduction des charges sur les salaires à hauteur de 4 milliards d’euros par an. « Celles et ceux qui se lèvent chaque jour pour aller travailler doivent le ressentir concrètement sur leur salaire net en fin de mois », insiste Axel Ronse.
Pour financer cette baisse jugée indispensable, Axel Ronse propose de relever le taux normal de TVA de 21 % à 22 %. « La TVA est payée par tous — y compris les allocataires, les touristes et les étrangers — contrairement aux lourdes charges actuelles, qui pèsent exclusivement sur les épaules des travailleurs », explique-t-il.
Selon Axel Ronse, il s’agit d’un choix équitable : « Les recettes supplémentaires, estimées à 1,5 milliard d’euros, ne représentent qu’une fraction des 4 milliards directement restitués aux travailleurs. Cette réforme ouvrirait en outre la possibilité de réduire, par exemple, la TVA sur les nouvelles constructions à 6 % », ajoute-t-il.
Flandre vs Wallonie
Axel Ronse reconnaît que les négociations sont ardues, notamment en raison des visions divergentes au nord et au sud du pays. « La Wallonie et la Flandre sont, en réalité, deux démocraties distinctes qui abordent ce débat différemment. Là où la Flandre mise résolument sur la Compétitivité La mesure dans laquelle des entreprises implantées dans un pays peuvent faire concurrence aux mêmes entreprises dans un autre pays. Depuis 1996, il existe en Belgique une loi visant à surveiller la compétitivité. Elle dispose que les charges salariales ne peuvent pas évoluer plus rapidement que la moyenne de nos trois pays limitrophes. Le CCE (Conseil Central de l’économie) mesure chaque année si cet objectif est atteint. compétitivité et la valorisation du travail, la perspective est autre de l’autre côté de la Frontière linguistique La frontière linguistique entre la région Flamande et la région Wallonne a été fixée définitivement durant la période 1962-1963. L’arrondissement de Bruxelles-Capitale est officiellement bilingue. La frontière linguistique n’est pas une invention flamande. Les francophones, et surtout les socialistes, ont voulu dès le début du 20ème siècle que soient créées des régions unilingues en Belgique. Aujourd’hui, les Flamands souhaitent que la frontière linguistique et le bilinguisme de Bruxelles soient respectés. frontière linguistique », analyse-t-il. « Mais je suis convaincu que nous relèverons aussi ce défi. »