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Anneleen Van Bossuyt simplifie la migration de travail pour les travailleurs hautement qualifiés : « Des procédures plus simples pour les talents, une lutte renforcée contre la fraude »
La commission de l’Intérieur a approuvé en deuxième lecture le projet de loi visant à simplifier les procédures pour les travailleurs hautement qualifiés originaires de pays extérieurs à l’Union européenne. Grâce à la carte bleue européenne, les entreprises pourront désormais recruter plus rapidement et plus facilement des talents internationaux. « Parallèlement, nous renforçons les règles pour lutter contre les abus en matière de migration de travail », déclare la ministre de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt.
Un dispositif réservé aux talents hautement qualifiés
La carte bleue européenne permet aux travailleurs hautement qualifiés originaires de pays non membres de l’UE de travailler et de séjourner en Belgique, à condition de remplir des critères stricts. Le délai de traitement des demandes est désormais limité à 90 jours maximum. La mobilité au sein de l’Union européenne est également facilitée. Ainsi, un titulaire de la carte bleue européenne pourra, par exemple, se rendre temporairement dans un autre État membre pour y mener un projet professionnel, sans devoir demander de permis de travail supplémentaire.
« Notre première priorité est de remettre à l’emploi les personnes qui vivent déjà en Belgique. Mais nous devons aussi faire preuve de réalisme : certaines entreprises ont besoin de compétences et d’une expertise très spécifiques qu’elles ne trouvent pas sur place », explique la ministre Anneleen Van Bossuyt. « Si nous voulons préserver la force et la Compétitivité La mesure dans laquelle des entreprises implantées dans un pays peuvent faire concurrence aux mêmes entreprises dans un autre pays. Depuis 1996, il existe en Belgique une loi visant à surveiller la compétitivité. Elle dispose que les charges salariales ne peuvent pas évoluer plus rapidement que la moyenne de nos trois pays limitrophes. Le CCE (Conseil Central de l’économie) mesure chaque année si cet objectif est atteint. compétitivité de notre économie, nous devons pouvoir attirer ces talents. Nous ne pouvons pas décourager, par des procédures inutilement complexes, les travailleurs hautement qualifiés qui contribuent au développement de nos entreprises. »
Des critères stricts, des procédures simplifiées
Ces simplifications ne signifient pas un assouplissement des conditions d’accès à la migration de travail. Les travailleurs hautement qualifiés devront toujours satisfaire à des exigences strictes, notamment en matière de rémunération, de formation et de durée du travail. En revanche, les obstacles administratifs seront levés afin de renforcer l’attractivité de la Belgique dans la concurrence internationale pour attirer les talents.
Parallèlement, l’Office des étrangers disposera de moyens supplémentaires pour lutter contre la fraude et les abus dans le cadre plus large du permis unique. Les demandes pourront désormais être refusées plus facilement en cas de doutes sérieux quant à l’authenticité des documents présentés ou lorsqu’elles émanent de sociétés fictives créées dans le seul but de permettre à des personnes d’entrer en Belgique, sans réelle intention de les employer.
Les travailleurs victimes de manquements graves de la part de leur employeur, comme le non-paiement systématique de leur salaire, bénéficieront également d’une meilleure protection. Sous certaines conditions, ils pourront disposer de six mois, contre trois actuellement, pour retrouver un emploi.
« La migration de travail peut contribuer à renforcer notre économie, mais elle ne doit pas devenir une porte dérobée permettant les abus », conclut la ministre Anneleen Van Bossuyt. « C’est pourquoi nous simplifions les procédures pour celles et ceux qui viennent réellement travailler dans notre pays, tout en renforçant notre lutte contre la fraude. »