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73 millions d’euros de factures impayées chez Vivaqua : la N-VA demande le départ de Laurence Bovy
Le député bruxellois Mathias Vanden Borre tire la sonnette d’alarme face à l’explosion des factures impayées chez Vivaqua : le montant des créances en souffrance est passé de près de 29 millions d’euros en 2011 à plus de 73 millions d’euros fin 2025. Il réclame dès lors le départ de la directrice générale Laurence Bovy et plaide pour un audit approfondi de l’intercommunale. « Aujourd’hui, ceux qui paient correctement leurs factures supportent le coût de ceux qui ne le font pas. Les problèmes chez Vivaqua sont connus depuis longtemps et la situation ne fait qu’empirer. Trop, c’est trop », déclare Mathias Vanden Borre.
La position de Laurence Bovy devenue intenable
Pour Mathias Vanden Borre, la position de Laurence Bovy n’est plus tenable. « Elle dirige Vivaqua depuis 2017 et gagne davantage que le Premier ministre. Pourtant, le fonctionnement et la comptabilité de l’intercommunale restent un véritable scandale de gouvernance qui ne cesse de se détériorer : affaissements de voirie, problèmes de facturation, infrastructures mal gérées et montagne de dettes. Il est grand temps d’en finir avec le malgoverno du PS, d’autant plus que la Région souhaite prendre une participation dans l’intercommunale », affirme-t-il.
Selon le député, la collaboration avec le bureau de recouvrement Modero ne produit pas davantage de résultats satisfaisants. Entre juillet 2025 et avril 2026, près de 40.000 dossiers ont été transmis pour recouvrement. Plus de 31.000 dossiers restent aujourd’hui encore ouverts.
Une dette colossale de 1,1 milliard d’euros (!)
Entre-temps, la situation financière de Vivaqua demeure extrêmement fragile : la dette de l’intercommunale atteignait près de 1,1 milliard d’euros fin 2024. Vivaqua doit en outre faire face à d’importants investissements dans un réseau d’égouttage vieillissant, alors que les recettes tarifaires actuelles ne suffisent pas à couvrir ces dépenses.
L’intercommunale devra donc continuer à s’endetter pour financer les travaux indispensables. « Mais la question est de savoir où trouver encore cet argent : la Région bruxelloise et les communes sont elles-mêmes à bout de souffle et n’ont plus de marge pour intervenir davantage », souligne Mathias Vanden Borre.
Le député demande dès lors que la Cour des comptes réalise un audit de performance portant sur la situation financière, la politique de recouvrement et le fonctionnement interne de Vivaqua. « Les chiffres montrent clairement qu’il s’agit d’un problème structurel qui doit être traité de toute urgence afin d’éviter une nouvelle dérive », conclut Mathias Vanden Borre. « Si l’on veut rétablir la confiance, il faut enfin remettre de l’ordre dans cette intercommunale. Cela commence par une nouvelle direction, un audit approfondi et une politique de recouvrement réellement efficace. »