Contrôler plus facilement les actes criminels des citoyens extra-européens

25 janvier 2018
Helga Stevens

Les États membres de l’UE pourront bientôt échanger plus facilement leurs informations sur les criminels extra-européens. L’eurodéputée Helga Stevens, co-rapporteur de la commission sur le terrorisme, parle d’un grand pas en avant pour la sécurité : « Une circulation efficace des informations est en effet primordiale dans la lutte contre la criminalité et le terrorisme. »

Les pays de l’Union européenne s’échangent déjà des informations via le European Criminal Records Information Service (ECRIS). En raison de la complexité de la procédure, il est cependant difficile de voir les actes criminels commis par un citoyen extra-européen recherché dans un autre État membre. Les magistrats nationaux doivent pour ce faire envoyer des demandes distinctes à leurs collègues étrangers. « Les criminels qui utilisent différentes fausses identités passent ainsi entre les mailles du filet », explique Stevens. « En les reprenant eux aussi dans la base de données ECRIS, avec leurs empreintes digitales et des photos, il devient possible d’éviter des crimes et attentats. »

Une protection supplémentaire pour les citoyens vulnérables

Les États membres peuvent également consulter la base de données lorsque des citoyens extra-européens veulent recourir à des enfants ou des personnes vulnérables. « En tant qu’eurodéputée, je défends pleinement les droits des personnes handicapées », conclut Helga Stevens. « Je trouve que cette meilleure protection est une excellente chose. »

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