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Profiter du Brexit pour supprimer des sièges au Parlement européen
Il semblerait qu’après le Brexit, au moins 54 des 73 sièges britanniques au Parlement européen soient conservés. 27 d’entre eux seraient alors répartis dans une circonscription électorale européenne. L’eurodéputée Anneleen Van Bossuyt fait part de son incompréhension : « Si les Britanniques s’en vont, leurs sièges doivent eux aussi disparaître. Ce serait autrement un énième gaspillage de l’argent public. »
L’Europe ne parvient déjà pas à justifier le cirque des allers et retours entre Bruxelles et Strasbourg (coût annuel : 130 millions d’euros). En conservant les sièges « britanniques » après 2019, la crédibilité de l’Union européenne en prendrait encore un coup. En supprimant purement et simplement ces sièges, l’Europe pourrait économiser près de 30 millions d’euros par an. De l’argent qui pourrait être utilisé pour des problèmes auxquels les citoyens sont confrontés, comme l’emploi, la sécurité et l’immigration.
Une circonscription électorale européenne n’aurait aucun sens
Van Bossuyt n’est pas non plus convaincue qu’une circonscription électorale européenne parvienne à réduire le fossé avec les citoyens : « Quiconque le prétend a perdu tout sens des réalités. Ce n'est rien de plus qu’un instrument qui va permettre aux partis européens traditionnels de se répartir de nouveaux postes. L’intérêt est nul pour l’Européen de base. »