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Des emplois de relance pour donner un second souffle aux travailleurs
Une nouvelle proposition de loi de la N-VA doit permettre aux travailleurs d’aller travailler ailleurs temporairement plus facilement. Elle prévoit la possibilité de rechercher un nouvel environnement de travail temporaire afin d’exercer un métier adapté ou à des fins de développement personnel. « Ces emplois de relance sont bénéfiques à la fois pour les travailleurs et pour les employeurs », explique la N-VA.
Des travailleurs plus polyvalents et plus heureux
Actuellement, les employeurs ne peuvent pas « prêter » leurs travailleurs. Il existe quelques exceptions, mais elles ne sont guère utilisées en raison de procédures et de conditions strictes. Et pourtant, de nombreux travailleurs (âgés) ne se plaisent plus dans leur fonction ou aimeraient faire autre chose. Ils se sentent prisonniers de leur cage dorée, ce qui aboutit souvent à des maladies de longue durée. Les emplois de relance doivent apporter une solution à ce problème.
« Cette proposition doit permettre de suspendre partiellement un contrat de travail », explique la N-VA. « Les travailleurs peuvent ainsi acquérir de nouvelles expériences dans une autre entreprise ou développer des compétences qu’ils ne pourraient pas développer dans leur fonction actuelle. Conséquence ? Des travailleurs plus polyvalents et plus heureux dans leur métier. »
Attirer des talents supplémentaires
Ces emplois de relance vont également permettre aux employeurs d’attirer des travailleurs talentueux sous-utilisés chez un autre employeur afin d’occuper plus rapidement un poste vacant. Et les travailleurs qui se sentent mal pourront donner un second souffle à leur carrière auprès d’employeurs proposant un travail plus adapté. Ces emplois peuvent également être une solution en cas de réduction temporaire du travail au sein d'une entreprise ou organisation.
Le prêt temporaire de travailleurs n’est possible que si l’employeur et le travailleur y consentent. Il n’est permis d’y recourir que pendant deux ans, avec une possibilité de prolongation. Afin d’éviter la création d'un système d’intérim alternatif, un travailleur qui demande un emploi de relance doit avoir au moins deux ans d’ancienneté. « Cette proposition crée des possibilités à la fois pour les employeurs et les travailleurs », conclut la N-VA. « Elle va également permettre d’éviter que des personnes se retrouvent en incapacité de travail ou au chômage et de réduire le nombre de pensions anticipées. »