Pas de « smart city » sans gestion intelligente

24 janvier 2017
Johan Van den Driessche

Lors de son entrée en fonction en 2014, le gouvernement bruxellois s’était fixé pour objectif de figurer dans le top cinq des « smart cities ». « Nous sommes environ à mi-chemin et les progrès sont minimes », constate Johan Van den Driessche, président de fraction au Parlement bruxellois. « Le manque de budget et d’action du gouvernement bruxellois, mais aussi les 19 baronnies, empêchent d’atteindre cet objectif. »

La nouvelle la plus concrète annoncée par la secrétaire d’État compétente Bianca Debaets (CD&V) concernant Bruxelles en tant que « smart city » est la tenue d’un congrès et d’un « sommet » et la désignation d'un coordinateur. « Il n’y a aucun mal », explique Van den Driessche, « mais cela ressemble de plus en plus à une thérapie occupationnelle visant à cacher un manque d’action. »

Un budget insuffisant

Comparons la politique bruxelloise à celle d’Anvers, qui vient tout juste d’être lancée en guise d’essai pour l’ensemble de la Flandre. Anvers investit huit millions d’euros par an dans un projet « city of things » consistant à connecter des objets courants à l’aide de capteurs. L’investissement d’Anvers dans ce seul projet est équivalent au budget total de l’ensemble de la Région bruxelloise. « La Région ne peut rien faire de plus que rêver d’un tel projet », explique Van den Driessche. « À Bruxelles, on préfère les taxes, comme celle sur les antennes de diffusion et les pylônes. L’application FixMyStreet, qui permet notamment de signaler les dépôts clandestins, n’en est encore nulle part après un an. Et seulement trois des six zones de police participent à la mise en place d'une plate-forme régionale de surveillance caméra. Le résultat pour 2019 est facile à deviner : une boîte vide. »

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