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Le Parlement européen veut inscrire les Frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes
Le Parlement européen appelle à inscrire les Frères musulmans sur la liste des organisations terroristes de l’Union européenne. Il donne également son feu vert à l’élaboration d’une stratégie européenne visant à contrer l’influence des réseaux islamistes radicaux qui leur sont proches. « Enfin, le Parlement européen a trouvé le courage politique de s’attaquer aux Frères musulmans. C’est une mesure que nous réclamions depuis longtemps et à plusieurs reprises », se félicite l’eurodéputée Assita Kanko.
Pour Assita Kanko, les accusations d’islamophobie formulées par la gauche sont totalement infondées. « L’islam politique prôné par les Frères musulmans est en effet aux antipodes de tout ce que l’Europe défend : une société démocratique, l’égalité des droits entre les femmes et les hommes et la laïcité. Les Frères musulmans sont un poison qui s’infiltre insidieusement dans notre société. Il est tout simplement inadmissible que l’Union européenne continue de financer des organisations qui leur sont liées. »
Une avancée majeure
Assita Kanko souligne également qu’il s’agit d’une étape importante vers une réponse européenne plus ferme et plus réaliste face aux organisations qui cherchent à exercer une influence politique, à obtenir des financements publics et à accéder aux décideurs politiques.
« Le Parlement ne demande pas seulement l’inscription des Frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes. Il réclame également la fin des financements européens accordés aux organisations liées à des réseaux islamistes, une transparence totale sur les financements étrangers, ainsi que la suppression de tout accès privilégié aux institutions européennes pour les organisations affiliées à ces réseaux. »
Faire toute la lumière sur les financements européens
Pour Assita Kanko, porte-parole du groupe ECR au sein de la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures du Parlement européen, c’est aussi une question de transparence. « Il est aberrant que l’argent des contribuables européens serve à financer des organisations comme Femyso, qui s’opposent aux libertés et aux valeurs démocratiques que l’Europe est censée défendre. »
« Nous devons pouvoir retracer chaque euro provenant du budget européen jusqu’à son bénéficiaire final », insiste Assita Kanko. « Les organisations qui ne sont pas en mesure de garantir cette transparence ne doivent plus recevoir un centime d’argent public. »
Le groupe ECR attend désormais de la Commission européenne et du Conseil qu’ils donnent suite à la position adoptée par le Parlement européen.