Les graffitis sur les trains continuent de coûter des millions à la SNCB

18 septembre 2026

En 2024, l’élimination des graffitis sur les trains a coûté pas moins de 8,8 millions d’euros à la SNCB. Pour 2025 et 2026, l’entreprise ferroviaire prévoit à nouveau des budgets similaires. C’est ce qui ressort des chiffres demandés par la députée Dorien Cuylaerts. Et ces montants ne concernent que les graffitis sur les trains, sans tenir compte des autres formes de vandalisme.

« Les graffitis peuvent sembler anodins à certains, mais leur coût ne l’est certainement pas », souligne la députée Dorien Cuylaerts. « Chaque année, des millions d’euros sont nécessaires rien que pour nettoyer les trains. »

Une facture qui s’envole

Le coût de l’élimination des graffitis a fortement augmenté ces dernières années. En 2020, la SNCB y a consacré 6,2 millions d’euros, contre 6,8 millions en 2022. En 2023, la facture a bondi à 8,9 millions d’euros. En 2024, elle s’élevait encore à 8,8 millions. Ces montants couvrent notamment les frais de personnel, les produits de nettoyage et le traitement des déchets.

« Ce sont des millions que la SNCB ne peut pas investir au bénéfice de ses voyageurs. Cet argent pourrait par exemple servir à améliorer la fiabilité du service, à moderniser les trains, à rendre les gares plus accessibles ou à accroître le confort des voyageurs », poursuit la députée Dorien Cuylaerts. « Chaque euro consacré à réparer les dégâts causés par le vandalisme ne peut être dépensé qu’une seule fois. »

Et ces 8,8 millions d’euros ne représentent qu’une partie du problème. Les ascenseurs, escalators, distributeurs de billets, toilettes, salles d’attente, fenêtres, portes, installations d’éclairage et parkings à vélos sont eux aussi régulièrement pris pour cible. À l’heure actuelle, aucun relevé complet des coûts liés à ces dégradations n’est disponible.

Une surveillance renforcée dans les zones à risque

La SNCB renforce les patrouilles de Securail dans les lieux sensibles et pendant les périodes à risque, notamment le soir, le week-end et pendant les vacances scolaires. L’entreprise ferroviaire mise également sur des clôtures, un meilleur éclairage, des détecteurs de mouvement et des caméras de surveillance. Lorsque les auteurs sont identifiés, la SNCB dépose plainte et tente de récupérer auprès d’eux les frais occasionnés.

« Il est impossible de surveiller chaque gare en permanence », conclut la députée Dorien Cuylaerts. « Mais lorsque le vandalisme engendre chaque année des coûts aussi élevés, il faut pouvoir intervenir de la manière la plus ciblée possible. Pour cela, un meilleur enregistrement des incidents et un suivi plus rigoureux sont indispensables. »

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