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Un nombre record de délinquants en séjour illégal renvoyés dans leur pays d’origine
Au cours des huit premiers mois de l’année, 1 239 détenus sans titre de séjour ont été renvoyés dans leur pays d’origine, un nouveau record. C’est ce qui ressort des chiffres de la ministre de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt. « Ces chiffres montrent que notre approche porte ses fruits : au cours des huit premiers mois de 2026, nous avons éloigné près de 50 % de détenus en séjour illégal de plus qu’il y a deux ans, sous la Vivaldi », souligne la ministre.
Pour 2026, le compteur s’élève donc déjà à 1 239 éloignements. Entre janvier et août, 991 délinquants avaient été renvoyés depuis nos prisons en 2025, contre 828 en 2024. Le précédent record remontait à 2017, avec 1 112 personnes éloignées.
« Ce résultat découle directement d’une priorité politique claire et d’une bonne coopération avec la Justice, mais aussi avec les pays d’origine », explique la ministre de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt. Parmi les détenus renvoyés, les nationalités les plus représentées étaient les nationalités marocaine (233), albanaise (195) et algérienne (138).
Davantage d’escorteurs pour accélérer les retours
La ministre souligne également les investissements importants réalisés dans les capacités et le personnel, un élément essentiel d’une politique de retour crédible et efficace. Lundi encore, Anneleen Van Bossuyt s’est rendue à l’école de police de Flandre orientale PAULO, où 14 nouveaux collaborateurs de l’Office des étrangers (OE) entament leur formation d’escorteur.
« Aujourd’hui, l’exécution d’un retour forcé peut être retardée lorsqu’il n’y a pas suffisamment d’escorteurs disponibles. En augmentant leurs effectifs, le gouvernement entend mener davantage d’opérations de retour et réduire considérablement les délais d’attente. Ceux-ci dépassent actuellement un mois. Notre ambition est de les ramener à dix jours. »
Cette mesure doit contribuer à réduire davantage la surpopulation carcérale et permettre de libérer plus rapidement des places dans les centres fermés. « Le retour est indispensable à la crédibilité de notre politique migratoire. Toute personne qui, au terme d’une procédure équitable, n’a pas le droit de rester dans notre pays doit effectivement repartir. Volontairement lorsque c’est possible, de manière forcée lorsque c’est nécessaire », conclut la ministre Van Bossuyt.