La ministre Anneleen Van Bossuyt ouvre un nouveau centre de retour : « Il ne sert à rien de poursuivre son trajet jusqu’en Belgique »

7 juillet 2026
Anneleen Van Bossuyt

À l’automne, un nouveau centre européen de retour ouvrira ses portes à Nazareth-De Pinte. Il accueillera les personnes entrées dans l’Union européenne via un autre État membre avant de poursuivre leur trajet jusqu’en Belgique. Conformément aux règles européennes, c’est le premier État membre dans lequel un demandeur d’asile arrive qui est responsable du traitement de sa demande. « Avec ce centre, nous adressons un message clair : il est inutile de poursuivre son trajet jusqu’en Belgique », déclare la ministre de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt.

Le centre disposera de 300 places et a pour objectif de lutter contre les mouvements migratoires secondaires vers la Belgique. « Les personnes arrivées dans un autre État membre avant de rejoindre la Belgique seront accueillies dans ce centre, puis transférées vers l’État membre responsable de leur procédure », précise Anneleen Van Bossuyt.

Un dispositif qui renforce l’approche existante

Ce nouveau centre viendra compléter le centre de retour déjà opérationnel à Zaventem. Ce modèle a fait l’objet d’une évaluation positive de la part de Fedasil et de l’Office des étrangers. À Zaventem, la durée moyenne de séjour est de 41 jours.

« Tout est mis en œuvre pour atteindre un objectif unique : accompagner les personnes le plus rapidement possible vers l’État membre responsable de leur procédure. C’est une approche plus juste, plus efficace et indispensable pour alléger la pression sur notre réseau d’accueil », souligne Anneleen Van Bossuyt.

300 places supplémentaires le long de l’E17

Le nouveau centre prendra place dans des infrastructures existantes situées le long de l’autoroute E17. Cet emplacement se prête particulièrement bien à l’organisation pratique des Transferts Les flux monétaires de la Flandre vers Bruxelles et la Wallonie sont appelés des transferts. Le montant des transferts par le biais du budget fédéral, de la loi de financement et de la sécurité sociale serait de 6 à 7 milliards d’euros par an, voire de 11 milliards d’euros s’il est tenu compte du remboursement de la dette. Le montant des transferts est toujours contesté du côté francophone où les transferts sont considérés comme une mesure de solidarité. Une étude du Vives (KULeuven) a démontré que les transferts ne servent pas la solidarité mais ont plutôt un effet paralysant sur la croissance tant de l’économie wallonne que de l’économie flamande. transferts vers les autres États membres. Le bâtiment disposant déjà des infrastructures de base nécessaires, il pourra être transformé rapidement et à moindre coût en un centre de retour pleinement opérationnel.

« En réutilisant intelligemment des infrastructures existantes, nous augmentons rapidement notre capacité d’accueil. Chaque place créée dans ce centre permet au réseau d’accueil classique de se recentrer sur les personnes dont la demande d’asile relève effectivement de la Belgique, ce qui contribue également à accélérer le traitement des dossiers. »

Les travaux destinés à adapter le bâtiment à sa nouvelle fonction débuteront prochainement. L’Office des étrangers lancera dès cet été les recrutements nécessaires afin que les premiers résidents puissent être accueillis à l’automne.

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