Theo Francken présente le plan national de défense SHIELD : « La sécurité exige de l’anticipation »

29 juin 2026
Theo Francken

« Aujourd’hui, la défense nationale ne relève plus uniquement des forces armées. Avec le plan SHIELD, nous veillons à ce que l’ensemble des autorités travaillent de concert afin de mieux protéger notre population, nos infrastructures et nos institutions. » C’est en ces termes que le ministre de la Défense, Theo Francken, a présenté le premier plan national de défense depuis la fin de la Guerre froide. Le plan SHIELD a pour objectif de mieux préparer la Belgique aux menaces hybrides et aux crises militaires.

Une avancée historique

Approuvé dans le cadre de la Conférence interministérielle sur la Résilience, le plan SHIELD définit, pour la première fois, les modalités de coopération entre l’État fédéral, les Régions et les Communautés afin de renforcer la résilience de notre pays.

Le constat est clair : notre sécurité ne dépend pas uniquement de nos forces armées. Les ports, l’approvisionnement énergétique, les soins de santé, la cybersécurité, les réseaux routiers et l’ensemble des infrastructures critiques doivent également continuer à fonctionner si la Belgique devait un jour faire face à une crise hybride ou militaire.

« La création de la Conférence interministérielle sur la Résilience constitue une étape majeure de cette législature », souligne le ministre de la Défense, Theo Francken. « Nous démontrons qu’une approche fondée sur l’ensemble de la société est bien plus qu’un simple slogan. Tous les niveaux de pouvoir travaillent ensemble et prennent les mesures nécessaires pour renforcer notre résilience et notre capacité de défense. »

La sécurité ne se limite pas à la Défense

Le plan SHIELD n’est pas une réponse à une menace spécifique, mais une mesure de précaution. En définissant dès aujourd’hui des procédures claires, les autorités pourront réagir plus rapidement et plus efficacement si la sécurité du pays venait à être gravement mise à l’épreuve.

Le plan précise comment la Belgique peut renforcer progressivement son dispositif, améliorer la coordination entre les différents niveaux de pouvoir et mobiliser plus rapidement les moyens nécessaires pour protéger la population, les infrastructures critiques et les institutions démocratiques.

Pour des raisons de sécurité, le contenu détaillé du plan reste confidentiel. Au cours des prochaines années, les différentes autorités le mettront à l’épreuve lors d’exercices nationaux et de l’OTAN, avant de l’adapter et de le perfectionner si nécessaire.

La Flandre assume pleinement ses responsabilités

Pour le Gouvernement flamand également, le plan SHIELD constitue un cadre de référence pour mieux préparer ses services et ses infrastructures critiques à des circonstances exceptionnelles.

« La Flandre a fait le choix de ne pas rester spectatrice », déclare le ministre-président flamand, Matthias Diependaele. « En collaborant de manière proactive avec la Défense, l’État fédéral et les autres entités fédérées, nous faisons en sorte que la Flandre soit plus forte, plus vigilante et mieux préparée aux menaces de demain. »

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