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Les magasins pourront bientôt rester ouverts jusqu’à 21 heures
Les commerces pourront bientôt rester ouverts jusqu’à 21 heures s’ils le souhaitent. L’obligation de fermeture hebdomadaire disparaîtra également. C’est ce que prévoit un nouveau projet de loi, approuvé en première lecture par la commission de l’Économie de la Chambre. « La réglementation n’avait plus été adaptée depuis des décennies et ne correspondait plus à la réalité, notamment par rapport à nos pays voisins », souligne la députée Charlotte Verkeyn.
Même si Charlotte Verkeyn aurait souhaité une extension encore plus large des horaires d’ouverture – la proposition de loi qu’elle avait elle-même déposée prévoyait une ouverture jusqu’à 22 heures –, elle se réjouit que cette réforme voie enfin le jour. « Outre une plus grande flexibilité, cette mesure présente de réels avantages économiques. Les études montrent que l’élargissement des horaires d’ouverture favorise l’emploi, augmente le chiffre d’affaires et améliore la satisfaction des clients. »
Pas de nouvelles obligations, mais davantage de liberté
Le projet de loi n’impose aucune nouvelle contrainte aux commerçants. Ceux-ci resteront libres de faire usage ou non de l’élargissement des horaires d’ouverture et de la suppression du jour de fermeture obligatoire.
Selon Charlotte Verkeyn, cette mesure offrira aux entrepreneurs davantage de marge pour adapter leurs activités à la demande des clients et à la disponibilité du personnel. « Cette réforme répond également à l’évolution du marché du travail. De plus en plus de personnes recherchent des possibilités de gagner un revenu complémentaire à des horaires flexibles, alors que la législation actuelle constitue souvent un frein », explique-t-elle. « Aujourd’hui, les étudiants peuvent travailler jusqu’à 650 heures par an et les flexi-jobs n’ont jamais été aussi accessibles. Il faut donc veiller à ce que ces heures puissent effectivement être prestées. »
Toujours selon Charlotte Verkeyn, les soirées et les week-ends sont précisément les moments où de nombreux étudiants et travailleurs sont disponibles pour exercer une activité rémunérée. « Les personnes qui étudient ou travaillent déjà pendant la journée cherchent souvent un emploi en soirée ou durant le week-end. La législation ne doit pas faire obstacle à cette réalité », conclut-elle.
Le projet de loi devra encore faire l’objet d’une deuxième lecture avant d’être soumis au vote définitif en séance plénière de la Chambre.