Steven Vandeput : « L’assainissement budgétaire est un marathon, pas un sprint »

25 mars 2026
Steven Vandeput

Les derniers chiffres du Comité de monitoring sont sans équivoque : le gouvernement fédéral devra réaliser un effort d’économies supplémentaire de 4,9 milliards d’euros d’ici 2029. Pour Steven Vandeput, président de la commission des Finances et du Budget à la Chambre, cela n’a rien de surprenant. Invité dans De Ochtend sur Radio 1, il a souligné que le redressement des finances publiques nécessitera un effort de longue haleine.

Si, selon la Cour des comptes, le budget 2026 constitue un pas dans la bonne direction — notamment parce qu’il ne repose plus sur des hypothèses irréalistes —, Steven Vandeput met en garde contre tout excès d’optimisme : « Il faudra maintenir cet effort dans la durée. Et les cinq années dont dispose habituellement un gouvernement ne suffiront pas pour sortir du gouffre dans lequel notre pays s’est retrouvé », a-t-il déclaré.

Folklore politique

Interrogé sur la possibilité de combler le déficit sans augmenter les impôts, Steven Vandeput appelle à la lucidité et à l’honnêteté. Se concentrer uniquement sur des économies lui paraît irréaliste : « Certains partis prétendent que tout peut être réglé uniquement par des coupes budgétaires. C’est du folklore politique. Les économies seules ne suffiront pas. Il faut trouver le bon équilibre », explique-t-il.

Selon lui, la priorité doit être d’améliorer le fonctionnement de l’appareil public tout en réduisant la pression globale des dépenses publiques : « Nous devons chercher des moyens de faire les choses autrement, et à moindre coût », insiste Steven Vandeput.

Faire des choix

Malgré des marges budgétaires limitées, Steven Vandeput défend les investissements dans la Défense, qu’il considère comme une assurance indispensable pour notre sécurité : « La Défense, c’est comme une assurance. On ne paie pas volontiers une assurance, mais elle est indispensable pour être protégé. »

Sur la question des prix de l’énergie, il se montre également catégorique : l’État ne peut pas continuer à compenser chaque hausse. « Promettre aujourd’hui que les pouvoirs publics pourront systématiquement absorber chaque déficit ou chaque choc, c’est vendre des illusions. Ce n’est tout simplement pas honnête. »

D’après Steven Vandeput, la solution passe par une réduction de la consommation et des investissements massifs dans une production d’énergie propre et domestique.

Chaque jour de retard coûte cher

Enfin, Steven Vandeput critique les tactiques d’obstruction de l’opposition autour de la loi-programme au Parlement. Il insiste sur l’importance de respecter le calendrier des réformes.

« Il est essentiel de respecter les délais autant que possible. Chaque jour de retard est un jour où la dette augmente, et où nous disposons de moins de marge pour redresser le budget sans faire peser un effort excessif sur les citoyens », conclut-il.

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