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Devenir réserviste possible jusqu’à 67 ans
En Belgique, celles et ceux qui souhaitaient s’engager comme réservistes se heurtaient jusqu’il y a peu à des limites d’âge strictes. Pour les réservistes ordinaires, la barre était fixée à 35 ans, tandis que les officiers de réserve pouvaient servir jusqu’à 50 ans. Cette situation est en train d’évoluer. Peter Buysrogge, député et président de la commission de la Défense, a pris une initiative législative visant à supprimer ces barrières d’âge, explique-t-il dans De Ochtend.
L’expertise du secteur privé
L’amendement relève à la fois la limite d’âge pour le recrutement externe et l’âge maximal d’appartenance au cadre de réserve à 67 ans, en cohérence avec l’âge légal de la pension qui entrera en vigueur à partir de 2030. Selon Peter Buysrogge, les restrictions actuelles empêchaient surtout la Défense d’attirer des profils hautement spécialisés.
« Aujourd’hui, une personne disposant d’une expertise pointue, par exemple en informatique ou dans les procédures d’achat, ne peut pas postuler si elle a plus de 50 ans, alors que ce sont précisément des compétences dont la Défense a besoin », explique-t-il.
Un engagement qui ne se limite pas au combat
Chaque réserviste est tenu de s’engager à un certain niveau, notamment via des formations obligatoires et des sessions destinées à évaluer la condition physique. Mais tous les réservistes ne sont pas appelés à devenir soldats. La Défense recherche également de nombreux profils opérationnels de soutien.
« Nous savons qu’il existe de nombreux quadragénaires et quinquagénaires en excellente condition physique, parfaitement aptes à être déployés comme soldats. Mais nous pensons aussi, par exemple, aux chauffeurs de poids lourds dans la logistique. Tout le monde n’est pas destiné à opérer en situation de combat : ces profils de soutien sont eux aussi précieux », précise-t-il.
Des objectifs de recrutement ambitieux
Cet amendement s’inscrit dans une ambition plus large visant à rendre la Défense plus résiliente, plus flexible et tournée vers l’avenir, en développant le cadre de réserve comme un véritable renfort de l’armée active. Cette année, la Défense souhaite recruter pas moins de 1 050 nouveaux réservistes.
« C’est ambitieux, mais je constate un réel intérêt dans la société, tant chez les jeunes que chez des professionnels expérimentés désireux de mettre leur expertise au service de la Défense à intervalles réguliers », conclut Peter Buysrogge.