La ministre Van Bossuyt en mission en Estonie pour explorer une coopération en matière de capacité carcérale externe

2 février 2026
La Flandre n’abandonne pas les détenus toxicomanes à leur sort

La ministre belge de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt, et la ministre de la Justice, Annelies Verlinden, ont entamé aujourd’hui une mission diplomatique de deux jours en Estonie. À l’instar des démarches déjà entreprises au Kosovo et en Albanie, cette visite vise à ouvrir des discussions sur la possibilité de louer des places de détention à l’étranger pour des criminels en séjour illégal.

Une réponse complémentaire à la surpopulation carcérale

Les prisons belges souffrent d’une surpopulation structurelle qui met fortement sous pression le fonctionnement du système judiciaire. Par ailleurs, près d’un détenu sur trois ne dispose pas d’un droit de séjour en Belgique. Face à cette réalité, le gouvernement fédéral étudie des solutions complémentaires et durables, capables de garantir à la fois la sécurité de la société et le respect de l’État de droit. Parmi les pistes envisagées figure le recours à des capacités carcérales à l’étranger pour les criminels en situation de séjour illégal.

« Notre message est clair : les personnes qui séjournent illégalement dans notre pays et qui se rendent coupables d’actes criminels n’y ont pas d’avenir. Le retour vers le pays d’origine reste l’option privilégiée. Lorsque cela n’est pas possible, nous envisageons une détention en dehors de la Belgique. Nous renforçons ainsi la sécurité de nos citoyens tout en allégeant la pression sur nos prisons », explique la ministre Anneleen Van Bossuyt. Elle souligne également l’effet dissuasif important que peut avoir une telle capacité carcérale à l’étranger.

À la recherche de partenaires

Après des visites exploratoires au Kosovo et en Albanie, les ministres tournent désormais leur attention vers l’Estonie. Afin d’identifier les pays européens susceptibles d’accueillir une capacité carcérale externe, Cedoca, le centre de recherche du Commissariat général aux réfugiés et aux apatrides (CGRA), a mené une étude approfondie. Celle-ci conclut que l’Estonie dispose d’un État de droit solide, respectueux des droits humains, et qu’elle peut dès lors être considérée comme un partenaire potentiel.

Le programme prévoit des rencontres avec la ministre estonienne de la Justice et de la Digitalisation, Liisa-Ly Pakosta, ainsi qu’une visite d’un établissement pénitentiaire à Tallinn. L’Estonie jouit d’une réputation internationale pour son système judiciaire et pénitentiaire fortement numérisé et a déjà mis en place une coopération similaire avec la Suède.

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