Vous êtes ici
Les terroristes perdent la double nationalité
Aujourd’hui, un projet de loi est soumis au vote afin de permettre le retrait de la nationalité belge aux terroristes condamnés disposant d’une double nationalité. La ministre de la Justice, Annelies Verlinden (cd&v), reprend ainsi un élément clé d’une proposition de loi antérieure du député Jeroen Bergers.
« Nous mettons fin à l’idée selon laquelle la nationalité serait un droit acquis, indépendamment du comportement. Celui qui abuse de notre hospitalité, qui choisit la violence et se rend coupable de terrorisme, perd la confiance de notre société — et, par conséquent, sa place en son sein », déclare le député Jeroen Bergers.
Lier le retrait de la nationalité au droit de séjour
Parallèlement, la N-VA estime que le projet de loi pourrait aller plus loin. Selon Jeroen Bergers, non seulement les crimes graves tels que les atteintes à la paix civile, le génocide ou l’appartenance à des organisations criminelles ou armées devraient être concernés, mais aussi la traite des êtres humains et les infractions sexuelles. Dans sa propre proposition de loi, il plaide également pour que le retrait de la nationalité soit lié au droit de séjour. « De cette manière, nous pourrons réellement éloigner ces criminels de notre territoire », précise-t-il.
Le député Koen Metsu, qui défend déjà cette approche depuis la précédente législature, souligne l’enjeu : « Les terroristes qui sapent notre société ne peuvent prétendre au privilège de la nationalité belge. Ils n’ont plus leur place ici. Il s’agit d’une étape logique et nécessaire pour protéger nos citoyens. »
« Ce projet de loi va dans la bonne direction, mais il ne constitue pas un aboutissement », conclut Jeroen Bergers. « La réalité sur le terrain montre chaque jour que nous devons agir plus rapidement et avec davantage de fermeté. La N-VA continuera de plaider pour une politique de sécurité cohérente, qui tienne compte de l’exécution des peines, du droit de séjour et de la protection de la société. »