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La N-VA critique les nominations de haut niveau en affaires courantes à Bruxelles : « Faire passer des mandats en force pour préserver son influence politique »
La N-VA s’oppose fermement aux nominations de haut niveau décidées la semaine dernière en Conseil des ministres du Gouvernement bruxellois en affaires courantes. « Il est inacceptable qu’un gouvernement en affaires courantes pourvoie des fonctions importantes en catimini et sans débat », déclare le chef de groupe bruxellois Gilles Verstraeten.
Quatre postes à responsabilités ont été récemment attribués : au sein de la Société du Logement de la Région de Bruxelles-Capitale (SLRB), Dorien Robben a été nommée directrice adjointe, tandis qu’Alain Verheulpen, membre du cabinet du ministre-président Rudi Vervoort, devient directeur général. À l’Agence régionale pour la propreté (Bruxelles-Propreté), Yves Bourdeau est désigné comme inspecteur général en charge du budget, des finances, du contrôle de gestion et de l’IT. Enfin, au Port de Bruxelles, Sophie Boucquey est nommée cheffe de service pour les ressources humaines, les finances, les affaires juridiques et la capitainerie.
« On a l’impression qu’on cherche à faire passer ces mandats à la hâte pour verrouiller l’influence politique et limiter les marges de manœuvre du prochain gouvernement. Une fois de plus, les intérêts partisans priment sur une bonne gouvernance », déplore Verstraeten.
Pas la première fois
Ce n’est pas la première tentative du gouvernement bruxellois en affaires courantes de procéder à des nominations controversées. Des propositions similaires concernant la SLRB, Bruxelles-Propreté, le Port de Bruxelles et perspective.brussels avaient déjà été mises à l’ordre du jour, avant d’être retirées face aux critiques.
« Heureusement, nous avions alors pu les repérer à temps, et elles n’ont pas été validées. Mais aujourd’hui, d’autres mandats sont passés discrètement. Le gouvernement en affaires courantes a imposé sa volonté, coûte que coûte », explique Verstraeten.
Il rappelle qu’un gouvernement en affaires courantes ne peut prendre que des décisions strictement nécessaires à la gestion quotidienne ou à la continuité des services publics. « Pour plusieurs de ces nominations, cette nécessité est loin d’être évidente. Le fait qu’elles soient passées sous silence est inacceptable dans le cadre d’un gouvernement en affaires courantes », insiste-t-il.
Nommer les vrais problèmes
« Le fond du problème, c’est aussi que le gouvernement bruxellois n’a jamais officiellement remis sa démission au Parlement. Cette pratique douteuse, enracinée dans le passé, permet précisément d’entretenir ces zones grises », ajoute Verstraeten.
Il appelle à la formation rapide d’un nouveau gouvernement disposant d’une majorité dans les deux groupes linguistiques.
« Plutôt que de s’accrocher à des postes politiques, il faut se concentrer sur une bonne gouvernance et sur l’intérêt général de la Région bruxelloise. Et cela passe par la formation d’un gouvernement qui respecte les règles du jeu bruxelloises et dispose d’une majorité bilingue », conclut Gilles Verstraeten.