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Les demandes d’asile en baisse d’un tiers depuis les mesures de crise de la ministre Van Bossuyt
Alors qu’en début d’année, on redoutait jusqu’à 50.000 demandes d’asile, le compteur s’est finalement arrêté à 34.439. C’est ce qui ressort des chiffres communiqués par l’Office des étrangers. « La Belgique n’est plus la destination privilégiée pour les demandeurs d’asile », déclare la ministre de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt. « Mais il reste encore du travail. »
Une tendance à la baisse
La chute la plus marquée s’observe à l’automne, période durant laquelle les mesures de crise portées par la ministre Van Bossuyt sont entrées en vigueur. En seulement quatre mois (de septembre à décembre), une rupture claire s’est dessinée, avec une baisse de 28 % par rapport à la même période en 2024. Soit près d’un tiers de demandes en moins.
Même à l’échelle européenne, la Belgique se démarque. En 2024, notre pays enregistrait encore une hausse de 12 % des demandes d’asile, tandis que l’Union européenne voyait les chiffres baisser de 12 % sur la même période. En 2025, la tendance s’inverse : la Belgique suit désormais le mouvement européen, avec un recul de 13,1 % sur base annuelle. Et ces derniers mois, la diminution y est même plus rapide que la moyenne européenne. Le retard belge est donc progressivement comblé.
Des mesures ciblées et efficaces
Ces résultats sont le fruit de mesures ciblées prises ces derniers mois pour lutter contre les abus : suppression des primes au retour, contrôles accrus aux frontières, exclusion de l’accueil pour les demandeurs ayant déjà obtenu une protection dans un autre État membre… Résultat : le nombre de personnes concernées a chuté de 81 % par rapport à la période août-décembre 2024.
Par ailleurs, les règles en matière de regroupement familial ont été durcies, et à partir de cette année, le revenu d’intégration sociale sera lié aux efforts d’intégration.
Et cela ne s’arrête pas là. En 2026, Nicole de Moor Van Bossuyt prévoit de nouvelles mesures de crise pour continuer à faire baisser les chiffres. « Nous n’avons encore mis en œuvre qu’une partie des engagements du programme gouvernemental Arizona. Dans les mois à venir, nous franchirons de nouvelles étapes pour réduire l’attractivité de la Belgique pour les demandes d’asile infondées, y compris dans le cadre européen. »
Fermeture du dernier hôtel
Grâce à la baisse de l’afflux, le recours à l’hébergement hôtelier a pu être réduit. Quatre hôtels d’accueil ont déjà fermé leurs portes. Le cinquième — et dernier — les suivra fin janvier. « Cette solution d’urgence illustrait l’inaction du gouvernement précédent, qui a trop longtemps fermé les yeux », déclare la ministre Van Bossuyt. « Avec le programme de l’Arizona, nous remettons de l’ordre : l’accueil est désormais réduit au strict nécessaire. La Belgique est allée trop loin pendant trop longtemps. Cette époque est désormais révolue. »