La ministre Van Bossuyt visite le CPAS d’Anvers au lancement de la limitation dans le temps des allocations de chômage

6 janvier 2026

La ministre de l’Intégration sociale, Anneleen Van Bossuyt, s’est rendue en visite de travail au CPAS d’Anvers, en compagnie de l’échevine anversoise des Affaires sociales, Nathalie van Baren. La visite a eu lieu à Coevelt, à Deurne, le centre de répartition centralisé pour les chômeurs de longue durée, opérationnel depuis début décembre. « Nous voulons redonner aux gens confiance en leurs propres capacités », a déclaré la ministre Van Bossuyt.

34 assistants sociaux supplémentaires et un point de contact centralisé

Par cette visite, la ministre tenait à exprimer son soutien aux équipes de terrain, particulièrement sollicitées dans cette période intense. En raison de la réforme fédérale, la Ville d’Anvers prévoit 7 600 demandes d’aide supplémentaires auprès du CPAS (selon les estimations de l’Association des Villes et Communes flamandes).

Pour accueillir cette vague de manière humaine et structurée, la ville a pris des mesures proactives. Trente-quatre assistants sociaux supplémentaires ont été engagés, et le site de Coevelt a été mis en place comme guichet central pour les Anversois qui perdront leur allocation de chômage. Ces personnes peuvent y explorer les pistes vers l’emploi ou l’intégration sociale, avec un accompagnement personnalisé. Si nécessaire, une enquête sociale et financière est également réalisée.

« Cette réforme nécessaire exerce une certaine pression sur le CPAS, mais une bonne préparation peut faire toute la différence », explique l’échevine Nathalie van Baren. « Nous en avons fait une priorité absolue. Dès cet automne, nous avons envoyé via le VDAB Le Vlaamse Dienst voor Arbeidsbemiddeling en Beroepsopleiding (VDAB), c’est-à-dire le service flamand pour l’emploi et la formation professionnelle, est un service public flamand qui rassemble l’offre et la demande sur le marché de l’emploi et qui a essentiellement pour mission de faire office d’intermédiaire pour les demandeurs d’emploi et de les aider à trouver du travail. Depuis la réforme de l’État de 1989, les services de l’emploi relèvent des régions et la formation professionnelle est une compétence communautaire. Le pendant wallon du VDAB est le Forem et le pendant bruxellois est Actiris. VDAB des lettres d’information aux Anversois concernés par la perte de leur allocation. Depuis début décembre, Coevelt est pleinement opérationnel. Un tiers des personnes concernées en janvier s’y est déjà présenté en décembre. Le choix d’ouvrir le centre un mois à l’avance était donc pleinement justifié. Plus vite nous avons une vue claire sur la situation personnelle et financière, mieux nous pouvons les orienter vers un emploi ou le bon accompagnement. »

« Nous n’abandonnons personne »

Lors de sa visite, la ministre Van Bossuyt a échangé avec les travailleurs sociaux et s’est imprégnée de la réalité quotidienne du terrain. Elle a salué avec force l’engagement et le professionnalisme des équipes qui accompagnent les personnes en situation de vulnérabilité.

« Le fonctionnement du CPAS d’Anvers illustre parfaitement l’esprit de cette réforme », a déclaré la ministre. « Nous n’abandonnons personne, mais nous sommes clairs : le revenu d’intégration n’est pas une finalité, c’est un soutien temporaire et un tremplin vers l’emploi et l’autonomie. »

Les CPAS ne sont pas seuls

Pour la Ville d’Anvers, cette réforme représente un défi à la fois logistique et financier, avec un budget supplémentaire dégagé pour répondre à l’afflux. La ministre Van Bossuyt a toutefois tenu à rappeler que le gouvernement fédéral soutient activement les CPAS. Des mesures de compensation, des moyens supplémentaires pour le personnel ainsi que des incitants ciblés pour l’activation et l’emploi durable sont prévus pour aider les pouvoirs locaux à gérer cette réforme de manière qualitative et financièrement soutenable.

« La réforme des allocations de chômage et le renforcement des CPAS ne sont pas un projet de démantèlement, mais de Responsabilisation Rendre les États fédérés responsables afin qu’ils soient récompensés s’ils mènent une politique de qualité et sanctionnés si leur politique est mauvaise. Cette responsabilisation était une exigence de la N-VA durant les négociations gouvernementales de 2010-2011 dans le cadre de la révision de la loi de financement. La N-VA souhaite entre autres une importante autonomie fiscale pour les États fédérés et une responsabilité propre en ce qui concerne, entre autres, la politique du marché de l’emploi, les soins de santé et les allocations familiales. responsabilisation , d’accompagnement et d’avenir. L’objectif est une Sécurité sociale En Belgique, la sécurité sociale relève jusqu’à aujourd’hui du fédéral. Les principaux piliers de la sécurité sociale belge sont l’assurance maladie-invalidité (INAMI), les pensions, l’assurance-chômage et les allocations familiales, sans oublier les maladies professionnelles, les accidents du travail et les vacances annuelles. Certains partis flamands prônent depuis longtemps le transfert de (grands pans de) la sécurité sociale aux régions et communautés. sécurité sociale qui protège quand c’est nécessaire, mais qui active quand c’est possible, et qui redonne confiance aux gens dans leur propre potentiel », conclut la ministre Van Bossuyt.

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