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La N-VA dénonce l’approche dramatique du coronavirus à Bruxelles
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« Le système proposé par le ministre de la Santé bruxellois Alain Maron (Ecolo) afin de permettre aux bourgmestres de contrôler le respect des tests obligatoires et des quarantaines est une mauvaise blague », estime le député bruxellois Gilles Verstraeten. Les données ne sont pas transmises automatiquement aux bourgmestres et il n’est pas question de sanctions.
« L’objectif de cette législation devrait être de transmettre les données aux bourgmestres, qui pourraient ensuite contrôler et sanctionner les personnes qui refusent de se faire tester ou de respecter la quarantaine », explique Gilles Verstraeten. Mais ce n’est pas le cas. « Le service de suivi des contacts régional doit constater qu’une personne devant se faire tester ou se mettre en quarantaine affirme ouvertement qu’elle ne le fera pas pour que la région puisse transmettre les données au bourgmestre. Et ce n’est même pas une Obligation Une obligation est un prêt accordé à une entreprise ou à une autorité qui est remboursé avec un intérêt. Contrairement aux actions, la plupart des obligations ont une durée et un intérêt fixes. Cet intérêt est généralement payé annuellement. De ce fait, les obligations impliquent en règle générale un risque moindre que les actions. obligation . »
Perte de temps
Maron limite par ailleurs le rôle des bourgmestres de façon à rendre impossibles les sanctions. Ils ne peuvent en effet recourir qu’au personnel communal et non à la police locale. Si la personne continue d’affirmer ouvertement qu’elle ne se fera pas tester ou ne se mettra pas en quarantaine, le bourgmestre doit envoyer une confirmation à la région. « Celle-ci peut alors décider, si elle en a envie, d’éventuellement transmettre le dossier au parquet », explique Verstraeten. « Une fois tout ce cirque terminé, deux ou trois semaines se sont écoulées. C’est une véritable perte de temps. Monsieur Maron nous prendrait-il pour des idiots ? Autant ne rien faire. »
Un drame pour Bruxelles
Pour Verstraeten, cette attitude s’inscrit parfaitement dans la lignée du gouvernement bruxellois, et principalement de l’axe vivaldiste. « Il faut sensibiliser, demander gentiment, expliquer, mais en aucun cas sanctionner même les plus récalcitrants. » C’est un véritable drame pour Bruxelles, car les tests et la quarantaine forment avec la campagne de vaccination la base de la lutte contre la pandémie. « Mais à Bruxelles, il n’est apparemment pas possible de mettre quoi que ce soit d’efficace sur les rails. Je n’ose imaginer où en sera Bruxelles cet été », conclut le député.