L’enfant placé au centre de la lutte contre les violences intrafamiliales

9 mars 2021
Valerie Van Peel

Dans le cadre du Comité d’avis pour l’Émancipation sociale, une résolution visant à lutter contre les violences intrafamiliales, en particulier contre les femmes et les enfants, a été rédigée au-delà des frontières partisanes. La députée Valerie Van Peel s’en réjouit. « L’enfant est enfin placé au centre. »

Les violences intrafamiliales n’ont pas de couleur politique et requièrent une approche qui dépasse les niveaux politiques et les frontières partisanes. La résolution visait au départ à lutter contre les violences intrafamiliales, en particulier contre les femmes, et a fini par inclure les enfants en tant que victimes (in)directes de ces violences.

Intégrer le « Reflex enfant » dans les formations spécialisées, la police et la justice

Cette résolution place enfin l’enfant au centre de l’attention, explique Van Peel. Nous voulons étendre le « Reflex enfant » aux formations spécialisées ainsi qu’à la police et à la justice. Je sais que je peux compter sur ma collègue et ministre flamande de la Justice Zuhal Demir. La ministre Demir a déjà fait référence au « Reflex enfant », qui fera partie de la formation des assistants de justice flamands. Il est également important de déployer des initiatives comme les Family Justice Centers et les Centres de Prise en charge des Violences Sexuelles dans toute la Belgique.

Comparution immédiate en cas de violences intrafamiliales afin de lutter contre l’impunité

Il est grand temps de lutter contre l’impunité et de réduire au maximum le risque de récidive. Dans cette résolution, nous réclamons donc la comparution immédiate pour les cas de violences intrafamiliales. Un traitement rapide et efficace des plaintes par la police et la justice est en effet essentiel. La Comité d’avis a pour objectif clair de réduire le nombre de classements sans suite. Nous voulons également étendre l’offre thérapeutique pour les auteurs durant leur détention.

Permettre de faire part de ses soupçons plus facilement

La résolution demande également de lever toute ambiguïté lorsque l’on souhaite faire part de ses soupçons. Nous voulons offrir aux victimes et à leur environnement des alternatives, comme la pharmacie du coin, pour déclarer les cas de violence. « Nous allons voir comment améliorer le partage des informations entre les différentes instances », explique Van Peel. La volonté est de toujours appliquer le secret professionnel partagé lorsque des enfants sont victimes de violences intrafamiliales. Pour finir, la résolution souhaite que les services de police puissent agir de manière préventive et proactive auprès des familles connues pour des faits de violences intrafamiliales. La reprise de contact joue un rôle fondamental dans ce cadre.

Hausse des cas de maltraitance durant les confinements

Durant les précédents confinements, une hausse des cas de maltraitance contre les enfants et des violences domestiques a été observée. La pandémie de coronavirus montre l’urgence d’un plan d’action contre les violences intrafamiliales lorsque les services d’aide ne peuvent pas fonctionner normalement en raison d’une crise nationale.

Cette résolution n’est donc qu’un début. « Je tiens à rappeler au gouvernement fédéral le passage suivant de l’accord de gouvernement : « Dans ce cadre, nous demanderons aux experts de développer une approche pour diminuer l’impact sur les enfants de la dépendance grave des parents et parents en devenir. « Mes propositions sont prêtes », déclare Van Peel. « Je me félicite de cette résolution commune. Le gouvernement fédéral et le gouvernement flamand doivent maintenant tenir compte de ces recommandations et prendre des mesures concrètes », conclut Valerie Van Peel.

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