L’administration communale de Schaerbeek doit respecter la législation linguistique

11 mars 2021
Schaerbeek

L’administration schaerbeekoise est dirigée depuis sept ans par un secrétaire communal qui ne dispose pas des connaissances linguistiques requises. La cheffe de groupe N-VA au Parlement bruxellois Cieltje Van Achter et la députée flamande Annabel Tavernier, toutes deux Schaerbeekoises, se disent stupéfaites et dénoncent la négligence coupable du gouvernement bruxellois.

C’est au gouvernement et au ministre compétent Bernard Clerfayt (DéFI) de faire respecter la législation linguistique. Lors de la nomination de David Neuprez en tant que secrétaire communal en 2014, Bernard Clerfayt était bourgmestre de Schaerbeek.

Le secrétaire communal « stagiaire » depuis sept ans afin de contourner la législation linguistique

« J’ai dénoncé la nomination du secrétaire communal de Schaerbeek dès 2014 », explique Cieltje Van Achter. « À l’époque, le vice-gouverneur, chargé d’assurer le respect de la législation linguistique, avait suspendu sa nomination. Le gouvernement bruxellois de l’époque n’en avait toutefois pas tenu compte. Le secrétaire communal est donc engagé en tant que "stagiaire" depuis sept ans et ne dispose toujours pas du niveau de néerlandais requis. »

La législation linguistique n’est qu’un vulgaire bout de papier

« C’est inacceptable », réagit Annabel Tavernier. « Il s’agit d’un haut fonctionnaire. La commune de Schaerbeek compte 1250 ouvriers et fonctionnaires. Ils sont dirigés depuis sept ans par un homme qui ne connaît pas suffisamment le néerlandais et ne s’en préoccupe apparemment pas beaucoup. Cela montre une nouvelle fois toute l’importance de l’application de la législation linguistique. Les connaissances linguistiques sont requises dès la nomination. Après, il est trop tard... Pour les autorités locales bruxelloises, la législation linguistique n’est apparemment rien de plus qu’un vulgaire bout de papier. »

Le respect des lois linguistiques n’est pas une priorité pour l’Open Vld

« C’est pourtant très simple », ajoute Cieltje Van Achter. « Lorsque quelqu’un est désigné sans présenter les certifications linguistiques requises, le vice-gouverneur doit suspendre sa nomination. C’est ensuite au gouvernement de procéder à l’annulation de la nomination. Mais il ne le fait jamais. Le nombre d’infractions à la législation linguistique n’a cessé d’augmenter ces dernières années, mais le gouvernement n’a pas procédé à la moindre annulation. Même pour Sven Gatz (Open Vld), devenu ministre du Multilinguisme sous cette législature, le respect de la législation linguistique ne semble pas être une priorité. »

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