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La N-VA réagit aux projets de Karine Lalieux (PS) : « La ministre des Pensions ferait mieux de présenter son programme de réforme »
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La ministre des Pensions Karine Lalieux (PS) a évoqué l’idée de financier la hausse de la pension minimum avec l’argent du deuxième pilier. Le député fédéral Wim Van der Donckt se dit indigné, mais pas surpris : « C’était écrit. »
La déclaration de politique de la ministre des Pensions Lalieux (PS) prévoit des dépenses supplémentaires et des recettes inférieures. Augmentation de la pension minimum, augmentation de la garantie de revenus aux personnes âgées (GRAPA), augmentation du plafond de calcul des pensions légales et augmentation du seuil de l’allocation AMI : ces milliards de dépenses supplémentaires liées aux pensions ne sont nullement couverts.
De nouveaux impôts pour les travailleurs
« Tout le monde s’accorde à dire qu’une augmentation durable du taux d’emploi, avec plus de personnes contribuant à la Sécurité sociale En Belgique, la sécurité sociale relève jusqu’à aujourd’hui du fédéral. Les principaux piliers de la sécurité sociale belge sont l’assurance maladie-invalidité (INAMI), les pensions, l’assurance-chômage et les allocations familiales, sans oublier les maladies professionnelles, les accidents du travail et les vacances annuelles. Certains partis flamands prônent depuis longtemps le transfert de (grands pans de) la sécurité sociale aux régions et communautés. sécurité sociale et aux impôts, est la clé d’un financement durable des pensions légales. Il faut agir, car le taux d’emploi en Wallonie fait partie des moins bons de l’ensemble de l’Union européenne. Plutôt que d’encourager le travail, on impose à ceux qui travaillent et constituent un deuxième pilier de pension des cotisations sociales et des impôts supplémentaires », réagit le député Wim Van der Donckt.
Le deuxième pilier concerne avant tout la Flandre
D’après les chiffres récents obtenus par Van der Donckt auprès de la ministre, l’année dernière, 3 943 551 personnes ont constitué des droits dans le cadre du deuxième pilier de pension dans notre pays, dont 2 445 423 en Région flamande et 868 579 en Région wallonne. Le deuxième pilier, tout comme le troisième pilier non indexé, concerne donc avant tout la Flandre.
Le deuxième pilier est un avantage extralégal qui fait partie de la politique de rémunération des entreprises. Il est octroyé aux travailleurs par les employeurs afin de compléter leur pension légale et est financé par des primes versées par les employeurs (et dans certains cas également par les travailleurs). Il ne s’inscrit pas dans le système de répartition, les travailleurs épargnant pour leur propre pension.
Besoin d’une approche structurelle plutôt que d’une politique vouée à l’échec
Il existe d’autres manières de s’assurer que les dépenses liées aux pensions restent équilibrées et de rétablir la confiance, estime Van der Donckt. « Il faut poursuivre le programme de réforme. Certains objectifs sociaux ne pourront être atteints qu’à travers une gestion efficace des dépenses publiques et d’autres réformes économiques visant à augmenter le taux d’emploi. Et c’est là que le bât blesse pour le gouvernement fédéral Vivaldi. Ce manque de vision à long terme dans la lutte contre le coût du vieillissement est un énorme problème. Nous avons absolument besoin d’une approche structurelle plutôt que d’une politique au coup par coup. »