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Bart De Wever montre la voie dans son discours de Nouvel An : « Nous allons continuer de tout faire pour que la Flandre puisse voler de ses propres ailes »
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« La N-VA est la seule capable de transformer ce pays en confédération. » Dans son discours de Nouvel An, le président Bart De Wever a décrit la mission de la N-VA pour les années à venir. Le Confédéralisme Si nous voulons changer quelque chose structurellement, nous devons changer les structures. Le confédéralisme est le changement structurel qui devrait être opéré en Belgique. Dans une confédération, la Flandre et la Wallonie auraient toutes les compétences. Elles les exercent elles-mêmes, mais peuvent également décider de gérer conjointement certaines compétences au niveau confédéral, dans leur intérêt respectif. La logique est complètement inversée : au lieu de transférer certaines compétences du niveau fédéral à la Flandre et à la Wallonie, les compétences peuvent être cédées au niveau confédéral. La collaboration forcée est remplacée par une collaboration volontaire. Devoir devient vouloir. On structure à partir du bas au lieu de scinder à partir du haut. Le confédéralisme équivaut dès lors à décider ensemble ce que nous souhaitons faire conjointement. confédéralisme est la seule manière de rétablir la démocratie en Belgique, a-t-il expliqué. « Nous rêvons d’une Flandre volant de ses propres ailes et continuerons d’agir en ce sens. »
C’est à Malines, dans un Nekkerhal vide, que Bart De Wever a prononcé son discours de Nouvel An. Cette allocution s’inscrit habituellement dans le cadre de la fête de Nouvel An de la N-VA, mais celle-ci n’a pas pu avoir lieu cette année en raison du coronavirus. En début de discours, De Wever est revenu sur « la pire pandémie depuis la grippe espagnole » : « Repenser à 2020 n’est pas facile. » Mais l’humanité a su faire preuve de résilience, a déclaré le président de la N-VA. « Grâce à l’engagement de si nombreux citoyens Flamands, la Flandre est certes durement touchée, mais elle est loin d’être vaincue. »
La Flandre après le coronavirus
Bart De Wever s’est ensuite penché sur l’avenir et l’après-coronavirus. « Nous devons bien réfléchir à la façon dont nous allons sortir de la crise. » Pour cela, Bart De Wever compte sur le ministre-président flamand Jan Jambon et sur le plan de relance de 4,3 milliards d’euros baptisé « Vlaamse Veerkracht ». « Jan, des années difficiles t’attendent, mais tu es parfaitement capable de guider la Flandre. »
La démocratie flamande tient bon
De Wever a ensuite exprimé toute sa confiance envers les ministres flamands. Il a tenu à remercier tout particulièrement Liesbeth Homans, présidente du Parlement flamand. « La politique flamande a essuyé de sérieux revers en 2020, il n’y pas à s’en cacher. En revanche, nous avons pour notre part été capables de préserver la démocratie flamande. Je tiens à remercier la présidente du Parlement Liesbeth Homans, grâce à qui le Parlement a pu continuer de fonctionner de manière sûre, sans s’abaisser à devenir un parlement de pouvoirs spéciaux. La décence démocratique est quelque chose de fondamental. »
Trump et De Croo
Ce qui a amené De Wever à évoquer le gouvernement Vivaldi d’Alexander De Croo. « A cause de la coalition Vivaldi, d’ici 2024, la Flandre aura été mise en minorité au sein de l’exécutif fédéral pendant la moitié de ce premier quart de siècle. » Le président de la N-VA a également dénoncé les accusations de trumpisme de De Croo contre tous ceux qui critiquent son gouvernement. « Sous prétexte de coronavirus, on sert à la population une belgicité complètement obsolète. Et quiconque contredit le gouvernement se voit remballer en des termes peu élogieux. »
Bart De Wever a conclu son discours par des vers de Lieve Devijver, l’épouse de Willy Kuijpers, décédé en fin d’année dernière.
Voyez
L’homme
Lutter contre des moulins à vent
... Et l’emporter