Zuhal Demir soutient la politique européenne de protection de la biodiversité

23 juin 2020
Zuhal Demir

 « Personne ne peut nier le lien entre changement climatique et perte de biodiversité. » La ministre flamande de l’Environnement Zuhal Demir soutient entièrement la stratégie en faveur de la biodiversité de l’Union européenne. L’Europe souhaite transformer au moins 30 % de la surface de l’UE en zones protégées. Demir plaide par ailleurs pour une hausse du budget. « La Flandre est bien décidée à faire face à la crise de la biodiversité. »

Le mois dernier, la Commission européenne a lancé sa stratégie en faveur de la biodiversité pour les dix prochaines années, ainsi que la stratégie « De la ferme à la table » (Farm-to-fork). Elle y souligne l’importance d’une agriculture durable pour la préservation de la nature et inversement. Mais dans la proposition de budget présentée par la Commission, rien n’est prévu pour sa propre stratégie en faveur de la biodiversité. Natuurpunt, WWF Belgique et de nombreuses autres organisations l’ont d’ores et déjà dénoncé.

Une stratégie ambitieuse requiert un financement substantiel

La ministre flamande de l’Environnement Demir les rejoint. Actuellement, l’UE prévoit 5,45 milliards d’euros pour le programme LIFE entre 2021 et 2027. « C’est plus qu’auparavant, mais pas beaucoup par rapport à d’autres dépenses. Une stratégie ambitieuse en matière de biodiversité ne sera crédible que moyennant un financement substantiel », estime Demir, qui, au nom de la Belgique, a plaidé pour une nouvelle augmentation des moyens accordés au programme LIFE lors du Conseil. Demir est soutenue par ses homologues wallon et bruxellois.

Lien entre changement climatique et biodiversité

« Personne ne peut nier le lien entre changement climatique et perte de biodiversité. La lutte contre la sécheresse est importante si l’on veut protéger notre faune et notre flore et lutter contre la perte de biodiversité. À l’inverse, des écosystèmes sains peuvent contribuer à une meilleure captation du CO2 dans l’air. Il est fondamental de rétablir les tourbes, les zones humides, les pelouses, les forêts et les écosystèmes marins afin de mettre un terme à la perte de biodiversité et de renforcer nos écosystèmes », explique Demir.

La Flandre bien décidée

Plus tôt cette semaine, Demir avait annoncé deux projets d’aménagement visant notamment la réhumidification et une meilleure captation du CO2 dans le domaine De Liereman en Campine et dans la vallée du Zwarte Beek dans le Limbourg. « La Flandre est bien décidée à faire face la crise de la biodiversité », conclut Demir.

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