Zuhal Demir : « Maintenant que l’accord salarial antisocial a été rejeté, nous devons revenir aux accords du gouvernement Michel I »

26 mars 2019
Zuhal Demir

La députée fédérale et ancienne secrétaire d’État Zuhal Demir se félicite du rejet de l’accord interprofessionnel (AIP) par l’un des partenaires sociaux. « Il s’agissait d’un accord antisocial qui faisait payer la note aux jeunes et aux pensionnés qui ont travaillé dur toute leur vie », explique Demir. La N-VA compte soutenir une augmentation salariale pour les travailleurs au sein du Parlement et appelle Kris Peeters à revenir aux accords du deal pour l’emploi de la coalition suédoise.

Les trois syndicats se sont montrés extrêmement divisés sur le projet d’AIP, et il n’y a donc pas d’AIP approuvé formellement et contraignant pour 2019-2020. Le monde politique n’est donc pas le seul concerné.

Prendre ses responsabilités

« Le monde politique doit maintenant prendre ses responsabilités afin de garantir la relance économique. Nous sommes prêts à le faire au sein du Parlement », explique Demir. « Nous comptons bien évidemment soutenir l’augmentation salariale pour les travailleurs, 1,1 % au-dessus de l’indexation automatique. Grâce aux réformes du gouvernement Michel I, il y a suffisamment d’espace économique pour le faire. Mais il est grand temps que Kris Peeters n’agisse plus comme un syndicaliste mais en tant que ministre de l’Emploi. Cela implique de revenir au deal pour l’emploi. »

Accord antisocial

Pour Demir, le projet d’AIP était un accord antisocial, notamment en ce qui concerne l’utilisation de l’enveloppe bien-être. « Les pensions minimums pour une carrière complète ne devraient augmenter que d’1 %, contre 2,4 % pour une carrière incomplète et 3,5 % pour les allocations des chômeurs de très longue durée. En outre, les nouvelles générations devaient payer la note pour l’assouplissement de l’âge du RCC et des emplois de fin de carrière. Comment Peeters pouvait-t-il l’accepter ? »

Ne pas se débarrasser des travailleurs

La N-VA appelle au retour des accords de l’ancien gouvernement Michel I. « Nous refusons de nous débarrasser des travailleurs à partir de 55 ou 58 ans. Ce serait voler les générations futures. Les arrêtés royaux concernant la hausse de l’âge de la prépension (RCC) à 60 ans doivent être publiés par Peeters, comme prévu dans le deal pour l’emploi. Les emplois de fin de carrière doivent eux aussi passer à minimum 60 ans à partir de 2019 », poursuit Demir. « L’utilisation de l’enveloppe bien-être doit se concentrer sur les pensions les plus basses pour une carrière complète. Nous refusons de sanctionner des personnes qui ont travaillé dur toute leur vie. »

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