Wouter Raskin : « Beliris n’est pas le distributeur automatique de billets de Bruxelles »

29 septembre 2026
Wouter Raskin

Les fonds fédéraux destinés à Beliris doivent à nouveau servir à financer des projets qui renforcent le rôle de Bruxelles en tant que capitale nationale et internationale. Le député fédéral Wouter Raskin souhaite dès lors mettre fin au financement d’investissements dans des logements sociaux, des écoles, des crèches ou encore des infrastructures sportives lorsque ceux-ci ne présentent pas un intérêt national manifeste. Il dépose une résolution en ce sens. « Beliris n’est pas le distributeur automatique de billets de Bruxelles. »

Revenir à la mission initiale

Beliris est le fruit d’une collaboration entre l’État fédéral et la Région de Bruxelles-Capitale. Le fonds a été créé afin de renforcer le rôle international de Bruxelles et sa fonction de capitale.

Selon Wouter Raskin, ces moyens fédéraux sont pourtant utilisés depuis des années pour financer des projets qui relèvent normalement des compétences de la Région bruxelloise, des commissions communautaires ou des pouvoirs locaux. L’État fédéral a ainsi financé, entre autres, des logements sociaux, des écoles, des crèches et des piscines.

« Les fonds fédéraux ne sont pas un chèque en blanc destiné à financer des projets qui devraient en réalité être pris en charge par la Région bruxelloise ou les pouvoirs locaux. Si Bruxelles entend assumer pleinement son statut de capitale internationale, il va de soi que Beliris doit investir dans des projets qui renforcent cette fonction. Mais il n’est pas acceptable d’utiliser cette enveloppe fédérale pour financer des compétences qui relèvent de Bruxelles. »

Pas de fonds d’urgence pour pallier la mauvaise gouvernance bruxelloise

Les chiffres montrent qu’il ne s’agit pas de cas isolés. En 2021, pas moins de 281 millions d’euros, sur les 845 millions alors disponibles, n’ont pas été consacrés à la mission légale de Beliris. Wouter Raskin souhaite dès lors que l’accord de coopération ne prévoie plus que des projets répondant strictement à cet objectif légal.

« Après des années de mauvaise gestion financière, Bruxelles dispose de moins en moins de marge pour investir elle-même. Elle se tourne donc vers les fonds fédéraux — alimentés dans une large mesure par les contribuables flamands — pour régler la facture. Beliris ne peut pas devenir un fonds d’urgence destiné à pallier la mauvaise gouvernance bruxelloise. Beliris doit revenir à sa raison d’être : renforcer Bruxelles dans son rôle de capitale et de ville internationale. »

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