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Valérie Van Peel : « L’esprit d’entreprise est le fondement de notre prospérité »
Lors d’un débat organisé par l’organisation patronale Voka Voka, le Vlaams netwerk van ondernemingen, soit le réseau flamand d’entreprises, est une organisation flamande d’employeurs qui représente plus de 16 000 entreprises en Flandre et à Bruxelles, qui représentent 65 % de l’emploi privé. Le Voka a été institué en janvier 2004 dans le cadre de la collaboration entre le Vlaams Economisch Verbond (VEV) et les huit chambres régionales de commerce en Flandre. Voka , la présidente de la N-VA, Valérie Van Peel, a développé sa vision de l’avenir de notre économie, de la nécessité de réformes structurelles et d’une Europe qui ne doit plus étouffer son industrie. Son message était sans équivoque : « L’esprit d’entreprise est le fondement de notre prospérité. Nous savons qu’il faut d’abord créer la richesse avant de pouvoir la redisuer. »
Recentrer l’Europe sur l’industrie et la prospérité
Valérie Van Peel n’a pas mâché ses mots à l’égard de l’orientation actuelle de l’Union européenne. Selon elle, « l’Union européenne a perdu de vue sa mission première – la paix et la prospérité – en se dispersant dans trop de sujets secondaires ». Elle estime notamment que la manière dont les objectifs climatiques ont été mis en œuvre a exercé une pression devenue insoutenable sur les entreprises à forte consommation énergétique.
Pour la présidente de la N-VA, l’Europe doit à nouveau se concentrer sur le marché intérieur, supprimer les obstacles entre les États membres et garantir des conditions de concurrence équitables face à la Chine.
Réformer pour assurer l’avenir
Au cours d’un échange animé sur les finances fédérales, Valérie Van Peel a souligné le lourd héritage auquel sont confrontés les responsables politiques actuels. Elle a dénoncé le cynisme de l’opposition et rappelé que la N-VA met enfin en œuvre des réformes réclamées depuis vingt ans, tant par les Flamands que par de nombreux experts.
« La limitation dans le temps des allocations de chômage, une plus grande flexibilité du marché du travail ou encore une réforme fiscale garantissant qu’une personne qui travaille gagne au moins 500 euros de plus qu’une personne qui ne travaille pas : si un gouvernement avait eu le courage d’adopter ne serait-ce qu’une seule de ces réformes il y a vingt, dix ou même cinq ans, nous ne serions pas dans cette situation aujourd’hui. Si la coalition Vivaldi était toujours aux commandes, l’Europe serait déjà en train de prendre la main sur la gestion de notre pays. »
Mettre fin à la « maladie de la réglementation »
Au niveau flamand également, Valérie Van Peel reconnaît que les entrepreneurs se heurtent trop souvent à un mur de bureaucratie, cette « Inflation L’inflation est l’augmentation du niveau général des prix. La signification originale (littéralement : « gonfler ») a trait à l’inflation monétaire. En d’autres termes, la quantité d’argent augmente. Aujourd'hui, on entend par inflation essentiellement l’inflation des prix, soit une dévalorisation implicite de l’argent qui entraîne une diminution du pouvoir d’achat. inflation réglementaire » qui freine les initiatives. Elle a souligné que le Gouvernement flamand travaille activement à une réforme en profondeur du cadre des permis.
L’objectif est clair : faire davantage peser l’intérêt général et l’intérêt économique dans les décisions, afin qu’un seul individu ne puisse plus bloquer indéfiniment des projets d’envergure. « La simplification administrative est une priorité absolue. Nous devons nous débarrasser des règles que nous nous sommes imposées à nous-mêmes », a-t-elle affirmé avec détermination.
Interrogée sur la manière de répondre à la pénurie de main-d’œuvre, Valérie Van Peel est restée fidèle à la ligne de la N-VA. Si elle se dit favorable à une immigration de travail ciblée dans certains secteurs, comme les soins de santé, la priorité reste l’activation de la population active déjà présente dans le pays. En limitant les allocations de chômage dans le temps et en accompagnant davantage les demandeurs d’emploi vers le marché du travail, elle souhaite d’abord mobiliser le vaste potentiel de talents encore inexploités en Belgique.
Un climat stable pour soutenir la croissance
La présidente de la N-VA a conclu le débat par un message fort à l’attention des entrepreneurs présents : la N-VA est le partenaire de celles et ceux qui prennent des initiatives et créent de la valeur. Selon elle, le redressement des finances publiques constitue la première étape vers un climat économique stable et favorable à l’investissement. Elle a également promis de poursuivre les efforts en faveur de la croissance, notamment en orientant davantage l’épargne dormante vers l’industrie.
« Nous sommes pleinement conscients que l’esprit d’entreprise est l’alpha et l’oméga d’une société saine », a conclu Valérie Van Peel.