Theo Francken à propos du nouvel accord sur la défense : « Après vingt ans, la Belgique retrouve enfin une capacité de défense aérienne »

8 juillet 2026
Theo Francken

En marge du sommet de l’OTAN à Ankara, le ministre belge de la Défense, Theo Francken, a signé, aux côtés du Premier ministre Bart De Wever et de la ministre néerlandaise de la Défense Dilan Yeşilgöz, un accord historique en matière de défense. La Belgique et les Pays-Bas acquerront conjointement un système de défense aérienne multicouche.

« Après vingt ans sans véritable capacité de défense aérienne, la Belgique va enfin reconstruire, grâce à cet achat commun, un système performant de défense aérienne. Il s’agit d’une étape essentielle pour protéger notre population ainsi que nos infrastructures critiques », déclare Theo Francken.

Un contrat de plusieurs milliards d’euros

Le gouvernement investira 3,1 milliards d’euros, munitions comprises, dans un système moderne de défense aérienne multicouche conçu en Europe. L’acquisition comprend dix systèmes de défense aérienne NASAMS de fabrication norvégienne, quatorze radars multifonctions GM200 développés aux Pays-Bas, vingt systèmes SkyRanger 30 suisses ainsi que cinquante-quatre véhicules de commandement produits par le constructeur italien Iveco.

Le système NASAMS permet d’intercepter des avions, des hélicoptères et des missiles de croisière à courte et moyenne portée. Le SkyRanger 30 est, quant à lui, un système mobile de défense antiaérienne équipé d’un canon de 30 mm, spécialement conçu pour neutraliser notamment les drones et d’autres menaces évoluant à basse altitude, tout en assurant la protection des installations NASAMS.

La Belgique développera cette capacité en étroite coopération avec les Pays-Bas. Les deux pays utiliseront la même architecture de défense aérienne basée au sol, ce qui renforcera considérablement leur coopération en matière de formation, de maintenance, de logistique et de déploiement opérationnel.

Des retombées économiques majeures pour l’industrie belge

Au-delà de son importance militaire, cet investissement représente également un levier économique majeur. Theo Francken souligne que l’industrie belge bénéficiera largement de cet accord, avec des retombées économiques attendues se chiffrant entre plusieurs centaines de millions et plus d’un milliard d’euros.

Des dizaines d’entreprises belges, parmi lesquelles Sabena, Sonaca, ScioTeq, ACB, Advionics et John Cockerill, participeront à la production de composants essentiels, de logiciels, d’équipements radar ainsi qu’aux activités de maintenance.

Theo Francken s’est réjoui de cet accord : « Cet achat apportera une charge de travail importante à notre industrie de la défense. Et il ne s’agit pas seulement d’emplois. Il permettra également un véritable transfert de savoir-faire. Nos entreprises pourront ainsi s’intégrer dans une chaîne de production industrielle à très forte valeur ajoutée. Cela ouvre des perspectives prometteuses pour l’avenir : davantage de commandes pour nos entreprises et une présence encore plus forte de notre industrie de la défense au sein des systèmes européens de défense aérienne », conclut le ministre.

Qu’avez-vous pensé de cet article?

Indiquez ici votre score personnel
Le score moyen est de