Sophie De Wit : « Van Quickenborne devient peu à peu le ministre de l’impunité et des promesses non tenues »

17 juin 2022
Sophie De Wit

Lors de son entrée en fonction, le ministre de la Justice Van Quickenborne avait promis monts et merveilles. « Nous allons faire en sorte que les peines soient réellement exécutées », avait-il déclaré. Il n’en est finalement rien et  les peines de moins de trois ans ne sont toujours pas effectuées. La députée fédérale Sophie De Wit a également révélé que les détenus condamnés à des peines allant jusqu’à dix ans d’emprisonnement étaient systématiquement libérés six mois plus tôt sur instruction de Van Quickenborne. Le ministre souhaite maintenant officialiser cette pratique à travers un projet de loi. À la Chambre, Sophie De Wit l’a mis face à ses responsabilités.

Sophie De Wit : « L’exécution des peines est une des missions principales des autorités. Van Quickenborne avait déclaré vouloir être évalué sur la base de ses actes et non de ses paroles.  Il n’est effectivement guère avare en paroles... Mais en actes ? Malgré ses promesses, les peines de moins de trois ans ne sont toujours pas exécutées. Et les criminels condamnés à dix ans d’emprisonnement maximum sont libérés six mois plus tôt. Van Quickenborne devient peu à peu le ministre de l’impunité et des promesses non tenues. »

L’exécution des peines est une véritable blague

« Malgré ses belles promesses en début de législature, le ministre Van Quickenborne ne parvient pas à créer une capacité carcérale suffisante. Et plutôt que d’agir en ce sens, il décide avec l’ensemble du gouvernement fédéral de libérer les criminels de manière anticipée. Le signal envoyé à la société et aux victimes est terrible : l’exécution des peines est une vaste blague dans ce pays. »

Du tac au tac

À la Chambre, Sophie De Wit s’est particulièrement énervée contre le ministre lorsque celui-ci a affirmé que les bourgmestres N-VA lui mettaient des bâtons dans les roues pour la création de maisons de justice. Il a même évoqué le départ de Valerie Van Peel du monde politique. Sophie De Wit lui a répondu du tac au tac : « Quand Valerie Van Peel a voulu s’attaquer au problème des violences domestiques contre les enfants à travers une proposition de loi, celle-ci a été torpillée par Van Quickenborne uniquement parce qu’elle venait de la N-VA. Il avait par ailleurs parfaitement conscience du problème de la surpopulation carcérale lors de son entrée en fonction. Cela ne l’a pas empêché de faire de belles promesses... Les criminels qui purgent des peines allant jusqu’à dix ans d’emprisonnement ne sont quand même pas des enfants de chœur ! Que va-t-il dire aux victimes et à leurs proches ? », se demande De Wit.

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