Si le secrétaire d’État ne trouve pas les coûts salariaux trop élevés, il se trompe

2 mars 2012

La N-VA est interloquée lorsque le secrétaire d'État à la Lutte contre la fraude sociale et fiscale déclare que les coûts salariaux élevés dus, dans notre pays, à l’écart entre le salaire brut et le salaire net, ne posent aucun problème. Naturellement, les coûts salariaux ne sont pas réellement problématiques pour les entreprises qui mobilisent un niveau important de capitaux. Les entreprises à forte intensité de main-d'œuvre, quant à elles, s’en sont déjà allées. C’est la raison pour laquelle notre productivité macro-économique est si élevée. Il ressort du rapport sur le Mécanisme d’alerte de la Commission européenne du 14 février que l’un des principaux problèmes dans notre pays, est la baisse des parts de marché à l'exportation. Si notre charge fiscale importante est partiellement responsable de cette situation, les coûts salariaux élevés jouent également un rôle. Les entreprises tiennent compte de cet élément. C’est précisément ce qui explique le fait que nous perdons des parts de marché à l’exportation et que les entreprises choisissent de délocaliser. La N-VA pense que nous devons d’urgence troquer nos impôts sur travail pour d'autres types de charges. Il est grand temps d’aborder réellement ce débat. Nous devons oser la transition entre l’imposition du travail vers, par exemple, davantage de taxes à la consommation.

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