Service garanti dans les prisons : une nécessité

9 février 2018

La nouvelle grève de 32 heures du personnel pénitentiaire démontre une fois de plus la nécessité d'un service garanti. Des dizaines d’agents doivent intervenir alors qu’ils sont déjà surchargés par leurs missions de police. Nous sommes à peu près le seul pays d’Europe à ne pas avoir de service garanti. Il est grand temps de changer les choses.

Le parlement peut trancher

Le service garanti est mentionné dans l’accord de gouvernement fédéral. Le ministre de la Justice espère trouver une solution négociée avec les syndicats. Mais l’horloge tourne, et aucun progrès n’a encore été réalisé. « Si les négociations avec les syndicats échouent, le parlement devra lui-même prendre une décision », estime la N-VA. « Notre proposition de loi est prête. Nous comptons bien l’utiliser. »

Plus de personnel pénitentiaire

L’Europe a déjà pointé plusieurs fois notre pays du doigt en raison de l’absence de service garanti. L’encadrement des prisons étant trop limité lors des grèves, les autorités s’exposent à des réclamations et à des amendes. Le gouvernement a déjà engagé du personnel supplémentaire. 451 personnes (nombre net) sont venues s’ajouter au cours des dernières années. Il s’agit d'un gros effort à court terme, surtout en ces temps d’économies.

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