Sander Loones : « Réformer au niveau belge devient de plus en plus difficile »

9 septembre 2026
Sander Loones

« Nous arrivons à un point où nous pouvons continuer à tenter de mener des réformes dans le cadre du système actuel, mais cela devient de plus en plus difficile. La prochaine étape doit consister à réformer le système lui-même. » Invité de l’émission De Ochtend sur Radio 1, le député flamand Sander Loones a ainsi emboîté le pas aux Jong N-VA, notre mouvement de jeunesse ayant appelé plus tôt cette semaine à une nouvelle réforme de l’État.

Les deux faces d’une même médaille

Sander Loones a précisé que l’assainissement des finances publiques et la quête d’une plus grande autonomie étaient indissociables. « Pour nous, ce ne sont pas deux combats distincts, mais les deux faces d’une même médaille », a-t-il expliqué. « Lorsque nous parlons de budget, la dimension institutionnelle est toujours présente. »

Selon Sander Loones, la N-VA incarne une nouvelle génération au sein du mouvement flamand, qui porte un regard rationnel sur la situation. « Nous sommes prêts à prendre nos responsabilités pour mener des réformes sérieuses, comme le fait Bart De Wever. Mais encore faut-il pouvoir aller jusqu’au bout. Et c’est ce que fait ce gouvernement, notamment sur le marché du travail et en matière de migration, et bientôt, espérons-le, dans le domaine de l’énergie nucléaire. Mais on ne peut pas tirer indéfiniment sur la corde. Les grandes réformes au niveau belge s’avèrent particulièrement difficiles à mener, notamment parce que la coalition compte cinq partis. »

Sander Loones estime que la position du Premier ministre Bart De Wever peut contribuer à convaincre l’autre partie du pays. « Les francophones pensent souvent que nous sommes anti-wallons. Mais ils découvrent aujourd’hui un Premier ministre qui a à cœur de préserver notre État-providence. Ils constatent qu’ils peuvent lui faire confiance et que les mesures qu’il prend sont également dans leur intérêt. »

Transférer à la Flandre l’ensemble des compétences liées aux investissements

Concrètement, Sander Loones plaide pour que toutes les compétences nécessitant des investissements ciblés soient transférées à la Flandre.

« Le niveau fédéral est avant tout une structure de solidarité, notamment à travers la Sécurité sociale En Belgique, la sécurité sociale relève jusqu’à aujourd’hui du fédéral. Les principaux piliers de la sécurité sociale belge sont l’assurance maladie-invalidité (INAMI), les pensions, l’assurance-chômage et les allocations familiales, sans oublier les maladies professionnelles, les accidents du travail et les vacances annuelles. Certains partis flamands prônent depuis longtemps le transfert de (grands pans de) la sécurité sociale aux régions et communautés. sécurité sociale », explique Sander Loones. « La Flandre, quant à elle, exerce les véritables compétences d’investissement, comme la recherche, le développement et l’enseignement. Certains domaines sont toutefois restés entre les deux niveaux de pouvoir, comme la SNCB, la police, la justice ou encore l’énergie nucléaire. Il s’agit là aussi de compétences d’investissement qu’il serait préférable de confier à la Flandre. Nous obtiendrions ainsi des ensembles de compétences cohérents, une gouvernance plus efficace, moins de structures et moins de politique. »

Sander Loones cite la transition énergétique en exemple : « En Flandre, nous sommes déjà compétents pour les énergies renouvelables et les nouvelles formes d’énergie. Il serait beaucoup plus logique d’y ajouter l’énergie nucléaire afin de réunir toutes ces compétences au sein d’un même ensemble », conclut-il.

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