Réglementation européenne sur l’IA : amie ou ennemie de l’innovation et du développement ?

21 avril 2021

L’eurodéputé Geert Bourgeois salue la volonté de la Commission européenne de créer un cadre législatif européen relatif à l’intelligence artificielle (IA). « Une législation européenne unifiée renforcerait l’avantage de notre marché intérieur pour le développement de l’IA. » Il met toutefois en garde contre de trop lourdes charges administratives, qui empêcheraient les PME de mettre au point des applications IA : « La réglementation IA doit contribuer à l’innovation et au développement. Une surréglementation aurait l’effet inverse. »

Régulite

L’UE souhaite une approche stricte des applications IA susceptibles de constituer un risque majeur pour la vie privée et la santé. « C’est tout à fait légitime, mais gare à la "régulite", une pathologie typiquement européenne », prévient Bourgeois. La surréglementation étouffe la créativité, le développement et l’innovation. « Très concrètement, nous devons veiller à ce que la notion de risque majeur soit correctement définie. Nous devons en effet éviter que d’innombrables applications IA tombent erronément sous ce qualificatif et se retrouvent ainsi confrontées à des démarches administratives inutiles et disproportionnées. »

Réglementation innovante

Le développement de l’intelligence artificielle nécessite une réglementation audacieuse et innovante. Les algorithmes s’améliorent et gagnent en effet en efficacité à mesure qu’ils sont utilisés. « Nous devons donc disposer de moyens sûrs et innovants pour mettre l’IA plus rapidement sur le marché. Les installations d’essai sont une première étape, mais nous devons également songer à un système de précertification d’entreprises parfaitement fiables. »

« L’IA peut contribuer de manière notable à notre développement durable. Adoptons une approche intelligente et rationnelle dès le départ », conclut Geert Bourgeois.

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