Minister Anneleen Van Bossuyt relève les conditions de ressources pour les étudiants non européens : « Prévenir les abus et protéger les étudiants »

4 mars 2026
Anneleen Van Bossuyt

La ministre de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt, a relevé le montant minimum des moyens de subsistance exigés pour les étudiants non européens souhaitant étudier en Belgique. Par cette mesure, la ministre entend renforcer la migration étudiante comme porte d’entrée pour les talents internationaux, tout en évitant les abus et en empêchant que des étudiants ne se retrouvent dans des situations précaires.

« Les étudiants internationaux peuvent représenter une réelle valeur ajoutée pour nos universités et hautes écoles », explique la ministre Anneleen Van Bossuyt. « Mais ceux qui viennent étudier chez nous doivent pouvoir le faire avec des moyens financiers suffisants et propres. C’est non seulement dans notre intérêt, mais aussi dans celui des étudiants eux-mêmes. »

Le montant de référence actuel ne couvre plus les coûts réels

Aujourd’hui, les étudiants issus de pays non membres de l’UE qui souhaitent étudier en Belgique doivent prouver qu’ils disposent de moyens de subsistance suffisants. Ils peuvent le faire de différentes manières : par exemple en présentant une attestation de bourse d’études, une garantie bancaire bloquée ou encore par l’intermédiaire d’un tiers qui se porte garant financièrement pour l’étudiant.

Le montant de référence actuel, fixé à 835 euros par mois, ne suffit toutefois plus à couvrir les coûts réels du logement, de la vie quotidienne et du séjour en Belgique. C’est pourquoi le montant de base sera porté à 1 050 euros par mois. Ce nouveau montant de référence s’appliquera à toutes les demandes introduites à partir de l’année académique 2026-2027 et sera indexé chaque année.

« Les étudiants internationaux sont les bienvenus, mais il est tout à fait normal qu’ils puissent financer leurs études avec des moyens propres suffisants. Ce nouveau montant donne une image plus réaliste du coût de la vie et évite que des étudiants arrivent en Belgique sans être préparés à la réalité financière des études, avant de devoir se tourner vers notre système d’aide sociale », souligne la ministre Anneleen Van Bossuyt.

Le Conseil des ministres a récemment donné son feu vert à des conditions plus strictes dans ce domaine : les étudiants provenant de pays non membres de l’UE n’auront bientôt accès à l’aide sociale qu’après cinq années de séjour légal en Belgique.

Une réforme plus large de la politique de migration étudiante

La hausse du montant de référence s’inscrit dans une réforme plus large de la politique relative à la migration étudiante. Dans les mois à venir, le gouvernement mettra en œuvre d’autres mesures prévues dans l’accord de coalition, notamment une évaluation des conditions d’entrée et de progression dans les études, ainsi qu’un contrôle plus strict des garanties financières.

Plusieurs abus ont en effet été constatés : certaines personnes se portent garantes pour un étudiant contre rémunération, ou se révèlent finalement incapables de fournir les moyens financiers promis, voire refusent de les libérer. Afin d’y remédier, les conditions seront durcies, une base de données des garants sera créée et les garants frauduleux seront placés sur une liste noire.

L’ensemble de ces mesures vise à éviter que la migration étudiante ne devienne une porte dérobée pour entrer facilement dans le pays et y rester plus longtemps que ne le permet la loi. « La Belgique reste ouverte aux talents, mais elle n’est pas naïve. Il est essentiel que la migration étudiante continue de remplir son objectif initial : un échange de connaissances, avec un séjour temporaire et un retour ultérieur, et non un moyen d’entrer en Belgique pour y rester plus longtemps que prévu », conclut la ministre Anneleen Van Bossuyt.

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