Vous êtes ici
Maaike De Vreese : « Nous devons accroître la pression sur la transmigration et les passeurs »
La députée et vice-présidente de la commission de l’Intérieur de la Chambre, Maaike De Vreese, appelle le ministre Bernard Quintin à prendre des mesures supplémentaires face au problème de la transmigration sur la côte ouest. Le renforcement de l’approche française déplace en effet la problématique vers notre littoral.
Hausse des interceptions
Maaike De Vreese plaide pour une approche ferme : « Il faut réunir la taskforce transmigration afin d’élaborer, avec tous les services concernés — la Police de la navigation, les polices locale et fédérale, la Défense, l’Asile et la Migration ainsi que le Carrefour d’information maritime (MIK) — un plan d’action approfondi. Autrefois, la contrebande passait surtout par nos autoroutes. Aujourd’hui, nous constatons que des passeurs tentent aussi la traversée depuis notre côte à l’aide de ce que l’on appelle des “taxibateaux”. »
« Nous devons intercepter ces embarcations, disposer de capacités maritimes suffisantes pour l’interception et le sauvetage, et placer les transmigrants illégaux interceptés dans nos centres fermés. Les campements de tentes sont inacceptables chez nous », souligne Maaike De Vreese. « Le ministre de l’Intérieur doit également obtenir de toute urgence un soutien financier britannique, comme c’est le cas pour la France, afin d’intensifier notre lutte contre les réseaux de passeurs et de mieux protéger notre littoral. »
« Cette année, nous observons une hausse notable du nombre d’interceptions de transmigrants et de passeurs. Ces derniers utilisent des “taxibateaux” ou “small boats”, mis à l’eau depuis notre côte pour tenter la traversée. Il s’agit d’embarcations de fortune, non adaptées à la navigation en mer, qui créent des situations extrêmement dangereuses. »
Une meilleure coopération et davantage de capacités maritimes
Maaike De Vreese appelle donc à examiner comment améliorer la coopération entre les différents services et mener des actions conjointes.
« En France, les autorités judiciaires ont durci leur approche. Une base juridique a été créée pour permettre d’intercepter ces “taxibateaux” également en mer, une technique appelée “inboxage”. Nous devons nous aussi être prêts à agir de cette manière. »
« Intensifier la lutte contre la transmigration ne passe pas seulement par la détection et l’interception. Cela exige également davantage de capacités maritimes, de matériel adapté et de techniques d’intervention en mer. Il faut examiner comment renforcer davantage la Police de la navigation et le Carrefour d’information maritime. Nos équipes et nos services doivent pouvoir s’adapter opérationnellement à cette nouvelle réalité, notamment en utilisant de nouvelles techniques, comme des filets pour bloquer l’hélice d’un small boat ou l’“inboxage” à l’aide de navires de patrouille », explique Maaike De Vreese.
Un soutien britannique également nécessaire
« La France peut actuellement compter sur 172 millions de livres sterling de soutien britannique. Les autorités françaises déploient chaque jour 1.200 équivalents temps plein de personnel de sécurité pour lutter contre les opérations de passeurs sur la côte, dont environ 730 sont financés par les Britanniques. Le soutien financier à la Belgique s’est quasiment tari. Le ministre Bernard Quintin doit — comme l’avait fait l’ancien ministre Jan Jambon sous le gouvernement suédois — convaincre ses homologues britanniques de fournir un soutien et des moyens supplémentaires », conclut Maaike De Vreese.