L’UE s’enlise dans le bourbier catalan depuis maintenant un an

1 octobre 2018

« Il est scandaleux qu’en 2018, un État membre de l’Union européenne ait des prisonniers politiques. Il est de notre devoir de défendre la Catalogne et de dénoncer cette injustice. » À l’initiative de Michiel Descheemaeker, Jong N-VA a mené aujourd’hui une action symbolique en soutien aux prisonniers catalans devant les bâtiments de la Commission européenne. « Un an après le référendum catalan, nous dénonçons le silence assourdissant de l’Union européenne sur la question catalane », explique Michiel Descheemaeker. Une action en ligne est également menée et établit un parallèle avec la Flandre. Le président de Jong N-VA Tomas Roggeman explique : « Quid si la Flandre était la Catalogne ? Ces personnes se retrouveraient-elles aussi en prison ? »

1 an depuis le référendum

En ce 1er octobre, cela fait un an que les Catalans ont voté à l’occasion d'un référendum sur l’indépendance de leur région. Les images qui firent alors le tour du monde ne furent malheureusement pas celles d’une grande fête de la démocratie, mais de la furie espagnole, avec des troupes armées de matraques bien décidées à faire comprendre aux Catalans qu’ils seraient Espagnols et rien d’autre.

Politique de l’autruche

Le Parlement flamand a condamné cette violence excessive dans une résolution. Mais l’Europe est quant à elle restée muette, même après que des leaders du mouvement catalan se sont retrouvés derrière les barreaux. « Et rien n’a changé depuis. La Commission européenne applique la politique de l’autruche et n’intervient pas. À travers cette action symbolique, nous voulons mettre les commissaires européens devant leurs responsabilités. « Il est scandaleux qu’en 2018, un État membre de l’Union européenne mène une chasse aux sorcières à l’encontre de représentants démocratiquement élus », explique Michiel Descheemaeker en décrivant l’action de Jong N-VA.

Roués de coups

Sur Internet, le président de Jong N-VA Tomas Roggeman établit un parallèle entre la répression espagnole en Catalogne et la Flandre : « Nous voulons continuer d’éveiller la conscience des Flamands. Nous avons publié une série de photos intitulée « Quid si la Flandre était la Catalogne ? » : des responsables politiques, des membres de la société civile et des comédiens ont été « roués de coups » et mis derrière les barreaux. Leur tort ? Avoir exprimé leur opinion, comme les Catalans. Mais heureusement, en Flandre, on n’est pas jeté en prison quand on donne son opinion. À travers ces images choquantes, nous voulons faire comprendre que ce qui se passe en Espagne n’est absolument pas normal. »

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