L’UE doit cesser d’envoyer ses factures à nos contribuables

7 novembre 2019

L’Union européenne estime à juste titre que les États membres doivent maintenir leur budget sous contrôle, mais souhaite dans le même temps augmenter son propre budget. « L’UE devrait plutôt donner l’exemple et cesser de demander toujours plus d’argent », a déclaré la N-VA lors d’un débat concernant le budget européen à la Chambre.

Un autre son de cloche

Chaque année, la Commission européenne évalue les budgets des États membres, et chaque année, elle leur indique qu’ils doivent les maintenir sous contrôle. Mais dès qu’il s’agit de son propre budget, le son de cloche est différent. « Il lui faut alors plus d’argent, toujours plus, plus, plus. D’autant que le Brexit va générer un trou de 12 milliards d’euros. »

Un demi-milliard supplémentaire

La Commission européenne propose d’augmenter les contributions des États membres à 1,1 % du RNB, le Parlement européen allant jusqu’à 1,3 %. Pour la Belgique, cela représente au moins un demi-milliard d’euros supplémentaire, en plus du déficit budgétaire actuel.

Utiliser les moyens de manière plus intelligente

« L’UE doit certes investir davantage dans des domaines tels que la migration, la sécurité et l’innovation, mais cela peut aussi se faire sans augmenter le budget global. Il est possible d’effectuer des Transferts Les flux monétaires de la Flandre vers Bruxelles et la Wallonie sont appelés des transferts. Le montant des transferts par le biais du budget fédéral, de la loi de financement et de la sécurité sociale serait de 6 à 7 milliards d’euros par an, voire de 11 milliards d’euros s’il est tenu compte du remboursement de la dette. Le montant des transferts est toujours contesté du côté francophone où les transferts sont considérés comme une mesure de solidarité. Une étude du Vives (KULeuven) a démontré que les transferts ne servent pas la solidarité mais ont plutôt un effet paralysant sur la croissance tant de l’économie wallonne que de l’économie flamande. transferts . Des pays tels que l’Allemagne, les Pays-Bas et le Danemark l’ont bien compris. Ils estiment que les États membres ne doivent pas payer plus, mais que l’UE doit utiliser ses moyens de manière plus intelligente. La Belgique devrait se joindre à eux au lieu de courir derrière les pays du Sud de l’Europe », souligne la N-VA.

Une nouvelle forme de féodalité

Dans sa réaction, la Première ministre Wilmès a fait référence aux investissements européens en matière de politique agricole. La N-VA a quant à elle évoqué l’article retentissant du New York Times paru le week-end dernier. « L’exemple utilisé par la Première ministre nous paraît déplacé. Il est question de fraude de grande ampleur au niveau de la politique agricole européenne », explique la N-VA. « Les gigantesques subventions européennes ne parviennent pas aux simples agriculteurs. On parle de corruption de taille et d’accaparement. Le New York Times va jusqu’à évoquer une nouvelle forme de féodalité. »

Investir dans nos propres agriculteurs

Dans son exposé, la N-VA a fait le lien entre la politique agricole européenne et la contribution belge à l’UE. « Chaque année, 700 millions d’euros de nos contribuables belges vont, entre autres, à des oligarques d’Europe de l’Est. Cela ne peut plus durer. La N-VA souhaite au contraire que l’on investisse davantage dans nos propres agriculteurs. »

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