L’Europe interdit les applications d’IA qui déshabillent numériquement les femmes

7 mai 2026

Le Parlement européen et le Conseil sont parvenus à un accord sur l’interdiction des applications dites de « nudify ». Ces outils d’intelligence artificielle créent, sans consentement, des images de nudité très réalistes de personnes réelles, souvent à partir de simples photos publiées sur les réseaux sociaux. « Cet accord constitue une étape indispensable pour lutter contre les abus numériques », souligne l’eurodéputée Assita Kanko.

« Les applications de nudify n’ont pas leur place dans notre État de droit numérique »

Pour l’eurodéputée Assita Kanko, l’interdiction des systèmes de « nudify » est la mesure phare du paquet législatif « AI Omnibus » qui vient d’être approuvé. « Grâce à cet accord, nous nous attaquons enfin aux applications qui déshabillent numériquement les femmes et les jeunes filles », explique-t-elle. « Ces applications volent votre visage, le placent sur un corps nu et diffusent ensuite l’image comme si elle était authentique. Les femmes et les jeunes filles sont les premières victimes, mais aussi les jeunes, les journalistes et les militants. »

Assita Kanko insiste sur le fait que l’humiliation sexuelle numérique n’est pas un phénomène marginal, mais une véritable forme de violence aux conséquences bien réelles pour les victimes. « Lorsque votre visage est utilisé dans de fausses images de nudité, les dégâts sont concrets : pour votre réputation, votre sécurité et votre santé mentale. »

Davantage de sécurité juridique et de prévisibilité pour les entreprises

Outre cette interdiction, plusieurs mesures de simplification pour les entreprises ont également été approuvées. L’objectif est notamment d’apporter davantage de clarté sur les règles applicables à l’IA à haut risque et de réduire les charges administratives pour les petites entreprises. « Un petit pas pour les entreprises, mais un grand pas pour les femmes », conclut Assita Kanko. « Nous devons continuer à simplifier les règles dans l’esprit du rapport Draghi. »

L’interdiction entrera en vigueur le 2 décembre, même si le Parlement européen doit encore approuver officiellement l’accord.

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