Leader dans la lutte contre le commerce d’ivoire

18 mars 2019

La Belgique devient l’un des leaders de la lutte internationale contre le commerce illégal d’ivoire. Ce mardi, la Commission compétente de la Chambre a approuvé à l’unanimité la loi sur l’ivoire de nos parlementaires N-VA. Un éléphant meurt tous les quarts d’heure. Chaque année, 30.000 éléphants meurent pour leur ivoire. L’espèce risque de disparaître d’ici 20 ans. Ne soyons pas témoins de l’anéantissement de cette magnifique espèce.

Avec cette proposition de loi, la Belgique entend prendre des mesures ambitieuses dans la lutte contre le commerce illégal d’ivoire. Les peines en cas de trafic d’ivoire seront plus lourdes. L’importation et l’exportation d’ivoire seront interdites, sauf exceptions strictes. Le commerce d’ivoire brut ou travaillé sera également interdit, de même que le commerce d’ivoire contenu dans d’autres objets.

Couverture pour des organisations criminelles

L’objectif n’est pas de culpabiliser les propriétaires d’ivoire ni d’imposer des restrictions excessives concernant la vente d’ivoire, mais de s’assurer que l’ivoire belge et les certificats belges ne puissent plus servir de couverture à des organisations criminelles pour le commerce international d’ivoire illégal. Le braconnage des éléphants mine l’économie des pays africains concernés et rapporte des milliards à des organisations criminelles et terroristes internationales.

Lutte internationale

Au début du 19e siècle, il y avait encore 26 millions d’éléphants. Au début du 20e siècle, 10 millions. Il en reste aujourd’hui moins de 500.000. Beaucoup de mesures ont été prises au niveau international afin de mettre un terme au commerce d’ivoire et de sauver les éléphants. Le Royaume-Uni a mis en place une interdiction quasi totale. En Chine, aux États-Unis, en France et aux Pays-Bas, l’importation, l’exportation et le commerce intérieur d’ivoire sont strictement limités. Les centres de l’ivoire que sont Taïwan et Hong Kong vont interdire ce commerce, et Singapour devrait suivre prochainement.

L’Europe en tant que plaque tournante

L’Europe est une grande exportatrice d’ivoire, notamment en raison de l’« ancien » ivoire datant d’avant 1947 qui y circule sans contrôle du fait de l’exception pour les antiquités. L’exportation d’ivoire européen « légal » stimule la demande en Asie, y compris pour l’ivoire illégal, et sert souvent de couverture pour le commerce illégal d’ivoire. Les pays africains demandent depuis des années à l’Europe de fermer son marché intérieur de l’ivoire, sans guère de succès. « L’Europe reste visiblement une plaque tournante pour l’ivoire illégal. Cela doit cesser », dénonce la N-VA face à la duplicité de l’Union européenne.

Au niveau européen, la N-VA plaide notamment pour la suppression de l’exception pour les antiquités, la datation par le carbone 14 pour l’ivoire travaillé et les objets contenant plus de 20 % d’ivoire, une interdiction permanente des importations et exportations d’ivoire brut au sein de l’Union européenne, une interdiction du commerce d’ivoire brut et une interdiction du commerce d’objets en ivoire ou contenant de l’ivoire datant d’après l’entrée en vigueur de la convention CITES du 1er juillet 1975.

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